‹ Sécrétion Rénale et Tension SuperficielleChapitre 6 sur 69 · GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS

Avant d'exposer en détail les recherches expérimentales et cliniques que nous avons poursuivies en vue d'établir l'influence de la tension superficielle (T. S.) des humeurs sur la sécrétion rénale, il nous semble utile de donner brièvement quelques notions générales sur le rôle de cette propriété en biologie.

Les travaux de nombreux physiciens ont précisé l’importance des phénomènes de surface, les lois de ladsorption et les propriétés des couches monomoloculaires. Des méthodes de mesure ont été décrites pour chiffrer la tension superficielle, soit d’un liquide par rapport à l’air, soit de deux liquides entre eux (t. interfaciale) ; elles ont permis un grand nombre de recherches sur la T. S. des liquides de lorganisme, en particulier du sang, de la bile, de l’urine. Après avoir pris connaissance de certaines publications concernant le rôle de la T. S. dans la physiologie cellulaire, nous avons pensé que la perméabilité des tissus pourrait être modifiée au moyen de corps tensio-actifs.

I1 était tout indiqué de faire porter nos recherches sur des organes glandulaires, dont on aurait la facilité de saisir les modifications de fonctionnement. Etant donnée son importance dans l’économie, c’est le rein que nous avons choisi. L'action diurétique des corps tensio-négatifs a été mise en évidence par

le Professeur Clerc, Sterne et Paris, au cours de leurs études sur l’action hypotensive de ces substances.

Mais à notre connaissance, aucun travail systématique sur ce sujet n’a encore été publié.

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