II. —— CLINIQUEMENT
L'octanol en solution aqueuse, seul corps tensionégatif utilisé chez l’homme, a, dans certains cas, très nettement influencé le fonctionnement du rein.
1° Chez le sujet normal : les éliminations rénales du fait des injections d’eau octanolée, n’ont pas subi de modification sensible (eau, chlorures, P. S. P.).
2° Chez nos malades, dans les cas favorables, le médicament a déclenché une diurèse abondante hydrique, très riche en chlorures (avec parfois augmentation de la concentration en NaCI) mais non azotée. Cette diurèse très prolongée et dont l’évolution est manifestement parallèle aux cures octyliques, a amené une fonte rapide de gros œdèmes qui avaient résisté aux diurétiques courants.
Parfois nous avons assisté à une amélioration de l'élimination de la P. S. P. et à une diminution du taux de l’urée sanguine.
Les affections au cours desquelles l’action diurétique de l’octanol a été manifeste sont :
a) des cirrhoses hypertrophiques avec anasarque;
b) des néphrites aiguës ou subaiguës avec rétention hydrochlorurée sodique;
et d’une façon plus inconstante:
c) des néphrites chroniques avec azotémie inférieure à 1 gr.;
d) des cas d’hypertension artérielle isolée.
Au contraire, dans les cirrhoses atrophiques ou malignes, dans les œdèmes cardiaques, nous n’avons obtenu aucun résultat net.
III. — L'action diurétique commune à tous ces corps tensio-négatifs, si différents par leurs autres caractères, le parallélisme souvent observé expérimentalement entre la diurèse et l’abaissement de la T. S. sanguine (statique surtout), permettent de penser que l’abaissement de la T. S. exerce une influence favorisante sur la filtration rénale.
Vu : Vu :
Le Doyen, LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE.
ROUSSY. CCERG
Vu et permis d'imprimer :
Le RECTEUR DE L'’ACADÉMIE DE PARIS,
S. CHARLÉTY.
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