DES A&TB ET METIERS
les décors en bas-reliefs, encadremeos ou bordures dorées ; on Ta même appliqué , depuis quelques années ^ à faire des statues.
Stuc.
Le stuc est une composition de chaux ou de plâtre susceptible d'un certain poli. Pour faire de bon stuc à la chaux , on choisira des pierres de cette substance qui soient de la meilleure qualité possible 9 ce que Ton reconnaît si , en les frappant, elles rendent un son clair, et si d'ailleurs elles sont d'une couleur bien blanche. On éteindra cette chaux en pierre , en la trempant d'abord dans l'eau , ayant soin de n'en verser de nouvelle que lorsque la chaux commence à fumer. On facilitera sa fusion en la remuant à mesure qu*elle se délaie. La chaux étant éteinte, on la broie et on l'épluche sur une dalle de pierre ; après quoi on la tient enveloppée de sable pendant cinq , six mois et davantage. Plus elle sera anciennement éteinte, mieux elle vaudra; mais si l'on était dans la nécessité de l'employer immédiatement après qu'elle serait éteinte ^ il faudrait la corroyer à plusieurs reprises , afin de lui communiquer les propriétés qu'elle ne peut acquérir que par un long séjour dans un lieu humide.
La chaux étant bien choisie et bien préparée , il ne s'agit plus que de se procurer les matières qui sont propres, étant mêlées avec elles, à faire le stuc. Ces matières soat en général la poudre de marbre blanc ou de toute autre pierre blanche et dure. On mêle ordinairement des quantités égales de c1\;v^\il
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et de poudre de marbre , que Ton corroie bien es* semble sans y mettre d'eau. Cependant^ si aulieo' de poudre de marbre c'était toute autre poadre d'une! nature moins aride ^ on pourrait mettre uo peu moins de chaux.
Stuc en plâtre.
Le stuc qu'on fait avec du plâtre ne résiste pas i rhumidité , ni aux intempéries de l*air; inais^ employé dans un Heu sec , il a sous plusieurs rapports des avantages sur le stuc à la chaux. La dureté qn% acquiert, la facilité de pouvoir le colorer diversemeat, le poli dont il est susceptible, le rendent propre Are* présenter presque au naturel les marbres lei plus beaux.
La bonté de cette sorte de stuo dépend beaucoup de la qualité de la pierre à plâtre et du degré de cuisson qu'on lui donne. Il nous serait difficile de prescrire quelques règles à cet égard , attendu quelt nature des pierres à plâtre n'est pas la même dans tous les pays. A Paris , où le plâtre est excellent , on casse la pierre en morceaux gros comme un œuf; on chauffe un four comme si l'on voulait y faire cuire du pain ; on met les morceaux de pierre dans ce four, et on le ferme ; au bout de quelque temps on l'onvre 9 et l'on en retire quelques pierres que l'on casse pour s'assurer si elles sont cuites au degré convenable: ce que Ton reconnaît à quelques points brilians qui se trouvent au centre de la pierre , parce que la cal- Cination n'a pas encore pénétré exactement Jusque- U; de façon que , si la pierre préseqtait une cassure
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parfaitement blanche dans toute son étendue» ee serait une preuve que le plâtre serait trop cuit : il ne serait pas assez cuit dans le ca« où Ton observerait des points brillans à quelque distance du centre.
Pour donner au stuc en plâtre encore plus de dureté » on gâche ce dernier avec de l'eau dans laquelle on fait dissoudre de la colle^orte. Il y en a qui ajoutent de la colle de poisson , et même de la gomme arabique. Il est bon que Teau collée dans laquelle on détrempe le plâtre soit chaude , sans quoi la matière durcirait trop vite, et Ton n'aurait paë le ; temps de lui donner la façon qu'on désire lui faire prendre.
. Si Ton veut, que le stuc imite des marbres colorés , on met 4e^ couleurs dans l'eau collée.
On étend Je, stuc au plâtre de la même manière que les autres enduits , Lorsque la surface est d'une
seule venue.
Lorsque l'ouvragef est suffisamment sec , on le polit d'abord, avec une sorte de pierre à aiguiser^ qui a le grain plu6 un que celui du grès. La pierre ponce , est également propre à cet usage. On frotte Tenduit avec la pierre d'une main^ et Ton tient de l'autre une épopge .imbibée d*eau , avec laquelle on nettoie continuellement Tendroit que Ton vient de frotter ^ afin d'emporter à chaque instant les molécules de plâtre qu'on a détachées en polissant. On trempe de temps en temps l'éponge dans de l'eau propre , pour la débarrasser des ordures qui auraient pu s'y attacher. On continue à polir avec un tampon de linge , de Teau , de la craie , du tripoli , ou bien avec de la poudre de charbon de saule broyé bleu ^xi ^ ^^^\i\ I. \^
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toujours soin de laver avec l'éponge. On donne le dernier poli avec un morceau de chapeau îmbilié d'huile et de tripoli en poudre; enfin on termine lootà-fait avec le morceau de chapeau imbibé d'haile seulement.
Veut-on que le stuc imité les marbres diTersemeot colorés ? on se procure plusieurs petits vases oont^ nant chacun de Teau collée , dans laquelle on détrempe une couleur particulière; on gâche avecoB eaux une petite quantité de plâtre dont on forox des galettes; on place ces galettes les unes au-desstt des autres , à mesure qu'on les forme ; ce qui étant 1 ait , on renverse la pile sur le côté , et on la coupe par tranches qu'on applique immédiatement sor ia surface destinée à recevoir l'enduit. On con^i^ sans difficulté que ces tranches étant compostes d'une partie de toutes les galettes , doivent , qaaod elles sont aplaties, former une couche diversement colorée. Quand l'ouvrage est parfaitement sec , on le polit comme il vient d'être enseigné ci-dessus.
On est parvenu, avec du stuc en plâtre, à représenter toutes sortes d'objets, surtout des paysages ) des ruines. Ces sortes d'ouvrages demandent de U dextérité, de l'habitude et la connaissance du dessin» Indiquons succinctement la marche qu*on suit ordinairement dans ces sortes d'opérations.
Après avoir préparé le fond sur lequel on se propose de former le tableau , on applique dessus un papier contenant le dessin des objets à représenter, dont les contours sont percés de petits trous au moyen d'une épingle ; on prend de la poudre dont la couleur soit d'une nuance différente de celle du fond ,