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PREMIÈRE OPÉRATION

Il faut pour cette opération :

Un petit flacon d'huile d'olives;

Du cqLoB cardé très-fin ;

De la ponce broyée excessivement fine, enfermée dans un nouct de mousseline assez claire pour que la ponce puisse passer facilement en secouant le nouet ;

Un flacon d'acide nitrique étendu d'eau dans la proportion d'une partie (en volume) d'acide, contre seize parties (également en volume) d'eau distillée ;

Un châssis en fil de fer, sur lequel on pose les plaques pour les chauffer à l'aide d'une lampe àes-> prit-de-vin ;

Enfin, une petite laqipe à esprit-de-vin.

Comme nous l'avons dit plus haut, les épreuves se font sur argent plaqué. La grandeur de la plaque est limitée par la dimension des appareils. Il faut commencer par la bien polir. Â cet effet, on la saupoudre de ponce (en secouant sans toucher la plaque},; et, avec du coton imbibé d'un peu d'huile d'olives, on la frotte légèrement en arrondissant. Il faut, pour cette opération, poser les plaques sur une feuille de papier qu'on aura soin de renouveler de temps en

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Il faut mettre de la ponce à plusieurs reprises, et changer plusieurs fois de coton. (Le mortier qu'on emploiera pour pulvériser la ponce ne devra être ni en fonte ni en cuivre, mais en porphyre. On la broiera ensuite sur une glace dépolie avec une mo* lelte en verre, en se servant d'eau bien pure. On ne devra employer la ponce que lorsqu'elle sera parfai-tement sèche). On conçoit combien il est importatit que la ponce soit assez fine pour ne pas rayer, puisque c'est du poli parfait de la plaque que dépend, en grande partie, la beauté de l'épreuve. Quand la pla-^ que est bien polie il s'agit de la dégraisser, ce qui se fait en la saupoudrant de ponce, et en la frottant à seo avec du coton, toujours en arrondissant. (Il est impossible d'obtenir un bon résultat en frottant au>. trement). On fait ensuite un petit tampon de coton qu'il faut imbiber d'un peu d'acide étendu d'eau (comme il est ci -dessus désigné); pour cela, on applique le tampon de coton sur le goulot du flacon, et on le renverse sans dessus dessous, en appuyant légèrement, de manière que le centre seul du tampoa soit imbibé d'acide, sans en être profondément im« prégné ; il en faut très-peu, et il faut éviter que les doigts en soient mouillés. Alors on frotte la plaque avec le tampon, en ayant soin d'étendre parfaitement l'acide sur toute la surface de la plaque. On change le coton et on frotte, toujours en arrondissant, afin de bien étendre la conche d'acide, qui cependant ne doit, pour ainsi dire, qu'effleurer la surface de la* plaque. Il arrivera que l'acide appliqué sur la surlaoa de la plaque se divisera en globules qu'on ne délrHirtl' fa'en changeant de colop et en froUauX &^ lavDK

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à étendre bien également l'acide, car les endroits ob il n'aurait pas pris feraient des taches. On s'aperçoit que l's^cide est bien également étendu lorsque la sur* face de la plaque est couverte d*iin voile bien régulier sur toute son étendue» Ensuite on saupoudre la pla- ' que de ponce, et, atec du coton qui n'a pas servi, on la frotte très-légèrement.

Alors la plaque doit être soumise à une forte chaleur. A cet effet,, ou la place sur un châssis de fil de fer, l'argent en dessus, et on promène sous la plaque la lampe à Tesprit-de-vin de manière que la flamme vienne s'y briser, ^près avoir fait parcourir à la lampe, pendant au moins cinq minutes, toutes lea parties de la plaque, il se forme à la surface de l'argent une légère couche blanchâtre, alors il faut ces- ' ser l'action du feu. La chaleur de la lampe peut ôtre remplacée par celle d'un feu de charbon, qui est même préférable, parce queropéiationect plutôt ter^ minée. Dans ce cas, le châssis en Hl de fer est inutile; car on pose la plaque sur des pincettes, l'argent en dessus , et on la fait aller et venir sur le fourneau de manière qu'elle soit également échauffée, et jusqu'à ce que l'argent se couvre d'une légère couche blanchâtre, comme il a été dit ci-dessus. Ou fait ensuite refroidir promptement la plaque en la plaçant sur un corps froid, tel qu'une table de marbre. Lorsqu'elle est refroidie, il faut la polir de nouveau ; ce qui se fait assez promptement, puisqu'il ne s'agit que d'enlefer cette légère couche blancliâtre qui s'est formée sur l'argent. A cet effet, on saupoudre là plaque de ponce et cm frotte à sec avec un tampon de coton; on i^emet io Jd poBCO à plusieurs reprises en ayant soin éo

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changer souveoft de coton. Lorsque l'argent est.bien bruni, ou le frotte, comme il a élé dit ci-dessas, avec de l'aoide étendu d'eau, et on le saupoudre d*un peu de ponce en frottant très^légèrement avec un tampon de coton. Il faut remettre de Tacide à trois reprises différentes, en ayant soin chaque fols^ de saupoudrer la plaque de ponce et de la frotter à sec très«légère» ment avec du coton bien propre, en évitant que le» parties du coton qui ont été touchées par les doigta frottent sur la plaque, parce que la transpiration ferait des taches sur Tépreuve. Il faut aussi éviter la vapeur humide de Thaleine, ainsi que les taches de salive.

Quand on n'a pas Pintention d'opérer immédiatement, on ne met que deux fois, de l'acide après Vo^ pération du feu, ce qui permet de préparer ce travail d'avance, mais il faut, et c'est indispensable, au mo«> ment de faire une épreuve, remettre au moins une^ fois de l'acide et poncer légèrement comme il a ét6 dit ci-deshus> Ensuite, on enlève avec du coton bieti propre toute la poussière de ponce qui se trouve à la. aurface de la plaque ainsi que sur ses épaisseurs.

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