‹ Secrets modernes des arts et métiers, ouvrage comprenant les découvertes les plus récentes dansChapitre 40 sur 68 · ENGRAIS · texte numérisé non relu

ENGRAIS

Déjà d'heureux résultats avaient été obtenus en employant pour l'engrais des terres, la matière connue dans le commerce sous le nom de noir résidu ou résidu des raifineries de sucre par le charbon animal. Cette matière, après avoir servi à la décoloration des sirops, est agglomérée par Talbumine du sang employé. M. Salmon a appelé l'attention sur Textrème insuffisance de ce produit pour des emplois aussi considérables; il a imaginé un engrais charbonneux analogue, auquel il donne le nom de noir animalisé^ sa vertu résulte des matières organiques et du charbon extrêmement divisé qu'il contient; ce charbon rallentit la fermentation des matières, et retient en partie les gazs développés.

Suivant un mémoire quMl a publié en i83i,les matières premières qu'il emploie, après avoir été calcinées dans des fourneaux appropries, sont immédiatement broyées et réduites en poudre impalpable^ 4o kilogrammes de substances organiques composées de matières fécales, de sang et de chair musculaire des animaux abattus mêlés ensemble forment instantanément une substance noire &era\A^\^ -^ noir résidu des rafOnerie».

a!)0 LES SBCABfS HOD|Ufi«

Dans les opérations du mélange, Todeur des ma-' tières fécales et animales est détruite, et un faible dé* gagement d*ammoniaque a seulement lieu pendant quelques minutes. Cet engrais est fort supérieur à la poudrettêf dont la plus grande partie des matières organiques se trouve détruite par la lenteur de la pré.J paration, taudis que dans la fabrication du noir animalisé, une substance pulvérulente contenant du charbon à l'état d'une division extrême, se trouve mêlée avec plus des trois cinquièmes de sou poids de matières organiques. Tous les sels contenus dans la matière fécale sont conservés, la fermentation putride arrêtée, le sang et la chair musculaire conservés avec tous leurs sucs. Les matières animales mélées au carbone fermentent lentement, de manière à ne fournir à la plante le gaz acide carbonique qui .s'en dégage, qu'au fur et à mesure de ses besoins.

Mais ce qui ajoute en ce moment un nouveau degré d'inlérôt à ce procédé de M. Salmon, c'est qu'à Coulogue-sur-Mer, ua chimiste, M. DamarV-Vîncent, annonce avoir trouvé dans les cendres do houille nn^ substauve charhcnueuse , absorbante et désinfectante, ai)filogue par ses effets à celle que prépare M. S.ilmon, et qu'eu la mélaut aux matières organisées, il en a auisi obtenu un excellent engrais.

Le poissv^.n forme un engrais très-énergique, et qu'il tant mémo, à raison de cela, employer avec modération. Oii le mêle avec du sable ^ de la vase, des herbes maîncs, pour tciipérer sou action, qui dure plusieurs années.

Parmi les substances \v\3Lv\eu&^%^ f^l abondent en carbone et eu hydrogène, VV«ùV^^^\i^Afc\tifcx^^tî»-

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ployée comme engrais avec beaucoup de succès. Lord Sommerville en imprégnait des las de terre^ qui conservaient pendant plusieurs années leurs propriétés fertilisantes.

On recherche avec empressement aussi pour engrais les os dans plusieurs provinces de TEcosseet de l'Angleterre. Les fermiers les achètent après qulls ont été broyés pour en extraire la graisse par la cuisson. Plus ils sont divisés, meilleurs ils sont. Il convient que le sol soit dans un état sec au moment oh on les emploie.

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FILTRE-PEESSE.

La pression d'une colonne de liquide sur une sur-^ face plus ou moins étendu e« a été mise à profit dansla construction de la presse dite hydraulique, pour produire des effets très^étendus dont les arts ont tiré un grand parti, Real en a fait une application fort importante , dans l'appareil qu*il a appelé filtre presse. Cet appareil consiste en* un réservoir, ordinairement en étain fin, destiné à renfermer la substance à traiter, et en talu d'un petit diamètre et d'une longueur plus ou moins coniidérable, qui s'adapte à la partie supérieure du réservoir, et qui est destiné à recevoir le liquide qui doit servir à l'opération. L(f réservoir cylindrique porte à sa partie inférieure une chambre à laquelle est adapté un robinet, qui est recouvert par un diaphragme en étain crîbié d'un grand nombre de Irons très-fins; la partie supérieure reçoit un diaphragme semblable.

La substance qui doit être traitée est réduite en poudre, et mêlée avec le liquide convenable pour en former une pâle, que Ton introduit dans le réservoir : s'il n'en était pas rempli, on placerait à la surface du mélange un diaphragme; s'il est entièrement plein, le djaphrahme supérieur sui&t. On visse alors la par^ tie supérieure^ on adapte le tuyau, et l'on fait arriver dans l'appareil le liquide que l'on veut employer, en ouvrant en même temps le robinet inférieur/ en grada/mt pour la portion d'après celle du liquide employé^

D£8 jLht» ET MélIEftS. aSS

pour délayer la substance à traiter^ on obtient tout celui-ci chargé des principes qu'il pouvait dissoudre^ et en continuant ^opération plus long-temps, le second liquide arrive à son tour sans être mélangé avec le premier. Cependant cet effet n'a lieu d*nne manière bien exacte, que quand les liquides sont de natures différentes :par exemple, l*eau chasse bien Talcool ou Téther chargés de divers principes sans s*y mêler, mais elle se mélangerait plus ou moins avec la dissolution aqueuse <{]u'elle serait destinée k chasser.

On peut varier la forme et Ia*disposition du réservoir ; la seule condition à remplir consiste à intro-' duire par pression un liquide au milieu d*une substance solide imprégnée d'un autre liquide , qu'il chasse par pénétration successive.

La^ colonne de liquide devant être assez élevée pour produire un effet considérable, l'appareil devient plu» fragile et plus incommode à mesure que la pression doit augmenter; ou peut, sans rien changer à ses dimensions, y porter la pression à une limite trës-éleréc» en adaptant à la partie supérieure, à la place d'un tuyau conimuniquant avec un réservoir d'eau y. une petite pompe foulante, atimentée par une ouverte d'une dimension convenable, et dont le bra» de levier peut être chargé d'un poids, dont la distance: au point d'action détermine la force*

%i6 LES 8EGAETS MODBAM»

suivant pour conserver aux fleurs et aux plantes des

herbiers leurs couleurs naturelles :

Deux fortes plaques en fer , de la dimension de l'herbier, sont percées à leurs quatre coins d'un Irou dans lequel on passe un boulon à écrou . à oreilles. Les plantes sont disposées de la niauière convenable sur une feuille de papier^ en ayant soin de diminuer l'épaisseur des branches, lorsqu'elles sont trop forte?» jusqu'à ne laisser ', s'il le faut, que l'écorce. Lorsque les plantes auront été convenablement disposées , on placera la feuille de papier sur un certain nombre d'^autrcs; on met par-dessus les plantes la même quantité de feuilles de papier qu'il y en a dessous, et on place le tout entre les plaques de fer boulonilées que l'on serre fortement au moyen des vis à écrous. On place alors l'appareil ainsi disposé dans un four à la retraite du pain, et on l'y laisse deux heures. Lorsque les planl^ sont ensuite retirées de cette presse, on les mouille légèrement avec un pinceau très-doux, trempé dans un mélange bien agité de parties égales d'acide nitrique faible et d'eau-de-vie; on les éponge ensuite jusqu'à siccité entre des feuilks de papier brouillard; puis on les colle, au moyen d*une pres- .sion modérée, sur du papier blanc, avec de la gomme adragante. Les feuilles ainsi traitées conservent leur verdure, et il est rare que par ce procédé les couleurs des pétales soient altérées.

TUSUTLS AaTIFZCIELXiES EBBT CIVLE.

Cet art est fout nouveau en Ytix^cKi, "L^ cîvt^ <^^\l

DES ARTS tT METIERS. ^Sy

emploie est la cire blanche ; elle doit être d'anc pureté parfaite ; sans aucune espèce de mélange. On re-' jettera toute cire dont la cassure serait granuleuse^ ou qui serait friable sous la dent ; on s'assurera de sa pureté en en brûlant un fragment sur une pelle rou-^ gie au feu ; elle ne doit laisser aucun résidu de combustion, susceptible d'altérer les couleurs, tel que Talun, le vitriol de zinc, Tarsenic, etc., elle ne doit pas non plus, en brûlant^ exhaler aucune odeur de résine.

C'est ordinairement au bain-Marie et dans de» vases en fer-blanc, en cuivre ou en porcelaine, qu'oD fait fondre la cire qu*on emploie dans cette fabrica-« tion. Pour ajouter à sa ductilité, on y ajoute par livre, deux gros de belle térébenthine de Venise, bien blan-* che et pure, et d'une odeur agréable; pour re»»'''^ '^ mélange exact, on le retûçç^f^-j. ,^^;;;^;^* «*«« «a

niouv,roni.o.TTu8.on,et « l'on se sert de vases T «r-Llanc ils doivent être soignensemen. é JJs

I-orsqu on a à eiécu.er des feuilles qui présentent une cer a «gidi.é, on ajoute pour la »'a,ère de cenes-c. deux parties de blanc de baleine sur huit de

l'ire.

La coloration des cires est une opération qui cxi^e beaucoup de soin et de tact. Voici quel e.t en gé^ le procédé. Nous supposons qu'on' s'est procuré j1

Zirerr'" -"-«---Pa-Pable ; on col mence par fa.re une pâfe qu'on ,ri,ure à la molette en versant Den â t,«,. ..,. 1 ... , __" "«'elle.

peu à peu sur la couleur de l'essence de caron ou de lavande. Lorsque la trituration est par! fe.tc, on mélange cette pâte avec de la cire fondu*

^58 IE8 SEGRETg MODEAHBS

d'avance^ en remuart très-rapidement fnsqn^u mo* ment où la cire sera prête à se figer ; on la verse alors dans des moules de carton on de fayeuce^ qui ont la forme d'une tablette de chocolat; il est préférable de faire cette dernière opération en forçant la cire encore en fusion à passer à travers une mousseline très-fine. Un procédé de eoloration beaucoup plus exact consiste à renferiner dans un nouet de mousseline fine la couleur en poudre et à promener ce nouet dans la cire fondue jusqu'à ce qu'elle ait acquis la nuance désirée. Pour les couleurs de combinaison^ on peut se servir alternativement de deux ou d'un plus grand nombre de uouets diflférenls.

Les couleurs les plus en usages sont : ^

- — -.^ LES BLÀIÏGS.

Bltf«o mat. - BUÏic^^T-"^^ Blanc transparent. - Blanc d'argent.

EES ROUGES.

Rouge mat. - Vermillon, minium, mine orange,

rouge de satnrne, laque commune, carmin ordinaire.

Bouge d s/«c*r. - Laque carminée, carmin fin, ^ laque d'office , à base d'alu-

mine seulement.

Rose ùf. - Carmin n. 4» en quantité moindre

que pour le rouge à glacer. La cire • dû préalablement être colorée en blanc mat, afin d'éviter le jaunissement.

MA ARTS ^t MâTIBBS. ISq

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