‹ Secrets modernes des arts et métiers, ouvrage comprenant les découvertes les plus récentes dansChapitre 52 sur 68 · PEINTURE EN BATIMENT · texte numérisé non relu

PEINTURE EN BATIMENT

Matière pour remplacer la céruse dans la peinture en

bâtiment .

Le sulfate de baryte (spath pesant) très-abondant dans diverses localités, après avoir été épluché à la main, convenablement broyé et lavé à grandes eaux, se place dans un chaudron étamé. Quand Teau est en pleine ébullition, on y verse une petite quantité d'acide sulfurique (l'acide mfiriatique conviendrait encore mieux) pour enlever les particules colorantes de fer. On remue constamment la masse pour éviter Tadhérence au fond du chaudron. On décante la liqueur, on lave le résidu de sulfate de Baryte et on fait sécher.

Celte matière que les émanations hépatiques ne noircissent pas comme le blanc de plomb , est inaltérable et convient particulièrement dans la peinture en détrempe.

PLAQUÉ on DOUBLÉ.

La mince couche dont on recouvre le cuivre dans le procédé ordinaire de V argenture ^ pour lui donner Tapparence de Tor et de l'argent, n-oppose au frottement qu'une bien faible résistante. On a préféré de revêtir une plaque de cuivre d'une autre plaque d'or ou d'argent ; et plaçant cet as8embla^<^ ^oxx^V^V^'gdCv

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noir, OD Ta réduit à être aussi mince qu'on le voulaîf^ en conservant aux deox métaux le rapport de leur poids primitif. C'est ce produit qu'on appelle doublé; le plaqué se fait de même ; mais on travaille d'une manière particulière le doublé, afin de ïkai faire pren» dre des formes variées très-élégantes, et qui simulent absolument les vases et ornements ou appareils en or massif ou en argent.

C'est sur des plaques de cuivre rouge très-pur que R*exécute le travail du doublé, quelque soit celui des trois métaux dont il doit être recouvert. A quelques légères différences près, les procédés sont les mêmes, soit qu*on emploie Targent, l'or ou le platine; on fera connaître ces différences après avoir décrit la fabrication du doublé d'argent.

Doublé (fargent.

Il a été reconnu par les bons fabricants que le enivre rouge préparé dans nos usines françaises n'a pas encore été porté au degré de perfection suffisant pour en obtenir un doublé exempt de tout reproche. Ils tirent donc celte matière première des frontières 'ie la Suisse.

i"" A l'aido d'instruments tranchants, ou gratte fortement la surface du cuivre, sur toute l'étendue que l'argent doit recouvrir; afin de faire disparaître tous les défauts et de rendre cette surface parfaitement unie. On passe ensuite cette plaque au laminoir , 011 on l'étend à peu près du double de son étendue primitive. On gratte de nouveau^ et le cuî« vre est alors prêt à recevoir {'argent.

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Pendant qn*nn ouvrier est occupé à cette première opération, un autre prépare Targent. Il prend dans un lingot à titre fin , un poids égal au vingtième du poids primitif du cuivre 9 en supposant qu*il doive plaquer au vingtième'^ il lamine cet argent et Pétend de manière à rendre sa surface non seulement égale à la surface de la plaque de cuivre, mais pour la faire déborder tout autour d'une quantité égale à Tépaîssenr de cette plaque. On verra dans uo instant ruHiité de cet excédant. Il gratte bien cette plaque d'argent, afin de la rendre bien brillante et sans défauts.

a^ Les deux plaques étant ainsi préparées , il passe snr la surface de la plaque en cufvVe une forte dissolution de nitrate d'argent^ et, dans leur langage, les ouvriers disent que le cuivre est amorcé, La plaque d*arj;ent étendue sur l'établi, le côté gratté en haut,^ ils appliquent dessus le côté amorcé de la plaque da cuivre, en ayant soin de la placer de manière que l'argent déborde tout autour de la même quantité. Alors, à l'aide d'un maillet, ils redressent cet excédant sur l'épaisseur du enivre, et ils rabattent ce qui reste sur la surface non grattée. Par cette opération , l'argent ne peut ni glisser ni se séparer du cuivre. Cet assemblage est prêt à passer sous le laminoir.

S"" On fait fortement chauffer le tout dans un fourneau disposé exprès à côté des laminoirs, et lorsque les plaques ont acquis par la chaleur une couleur rouge*brun, on les passe promptement sous le* laminoir, non pas] dans la vue de comprimer l'air qui se trouve entre les deux ^plaques , mais pour le chasser en entier ; car le doublage serait imparfait s'il restait le moindre atome d'air entre les d^u^ ixi^v^Mrk*

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On continue alors à laminer les deux plaques en» semble jusqu^à ce qu'on les ait réduites à Tépaisseur d'environ uninilli mètre. €es deux métaux, laminés ensemble» conservent toujours le même rapport d'épaisseur, de sorte que l'argent est toujxiurs le vingtième de répaisrieur totale.

La plaque de cuivre pesait dix kilogrammes; nous avons dit que voulant plaquer au vingtième , on disposait un^laqne d'argent d'un demi-kilogramme et l'on serait en droit Je conclure que l'argent n^est que le vingtième du cuivre; mais la plaque d'argent est plus grande que celle de cuivre de toute l'épaisseur de cette dernière, plus un petit excédant. Or, tout ce qui dépasse la plaque de cuivre ne la double pas, on )e retire en Tébarbant lorsque l'opération est terminée, et Texpérience a prouvé qu'après le laminage et cette soustraction, il ne reste plus que 19 parties de cuivre et une d'argent, ce qui porte le doublage au vingtième.

Doublé (Cor et de platine.

La seule différence entre le doublé d'argent, le doublé d'or et le doublé de platine, consiste seulement dans la liqueur à''amorce> Pour le doublé cCopy on emploie une dissolution saturée d'or faite par l'acide nîtro-murîatique, vulgairement appelée eau régale; ^our l^ doublé de platiney une semblable dissolution de platine, par le même acide composé. Tous les autres procédés sont les mêmes que nous venons de décrire pour le doublé ou plaqué d'argent.

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Ouvrages en plaqué.

Lorsque les feuilles de doubié sont terminées au laminoir, comme nous l'avons expliqué, il ne s'agit plus, pour les mettre en œuvre, que de leur donner la forme que doivent recevoir les objets selon 1 usage auquel on les destine. L'ouvrier doit éviter , dans les de»8ins qu'il adopte, toutes les parties angulaires et les ciselures qui présenteraient trop de dif&ciiltés pour le nettoyage parce que le frottement enlèverait l'argent.

Dans l'orfèvrerie en massif, on se sert de la retreinte pour exécuter des vaseç creux : le doubleur ne pourrait pas employer ce moyen ; il risquerait, par l'usage du marteau, d*aminçir lë'plaqué ou d'altérer l'uniformité d'épaisseur relative qu'il doit conserverCans toute l'étendue. Après avoir coupé la plaque de la grandeur et de la forme dont il a besoin, l'ouvrier la place sur le tour, sur un mandrin en bois, et à Taide d'uAlevier en acier bien trempé et parfaitement poli^ il force la pièce à s'adapter exactement sur toutes les parties du mandrin. Il lui donne d^abord la forme d'une capsule aplatie, ensuite il change de mandrin plusieurs fois, et il obtient, en définitive, la forme qu'il désire. 11 fait recuire sa pièce toutes les fois qu'elle en a besoin, afin qu'en se ramollissant^ elle devienne susceptible de suivre toutes les dépressions ou les grosseurs du mfandrin ou du moule sur lequel il travaille.

Comme les vases de plaqué ont certaines parties de leur oontoar plus exposées que d'auUQ^ ;i\xxixo\v^-

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foeots, on les renforce par des filets en métal par qu'on y soude. Cette pratique renchérit à la vérité les objets fabriqués, mais par là ils ac^iuièrent une durée égale à celle des produits en métal par.

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