TOILES CIRÉES, TAFFETAS CIRÉS
ET TAPIS CZBÉS.
On appelle ainsi tous les tissus rendus imperniéa<« blés par rapplîcalion d'une substance non hygrométrique» soit qna les tissus aient été imbibés de celto substance à l'état liquide 9 soit que Ton ait étendu oe41e-ci conoime enduit à leur surface, soit enfin que cet enduit ait éfé renfermé entre deux ussus.
Pour la fabrication des tapis de pied^ de table et des tapisseries^ on doit choisir des toiles formées, autant que possible, de fils d'égale grosseur. On leur donne d'abord un encollage destiné à boucher les interstices du tissu et à former une première couche. On les tend sur des châssis ; on y étend ensuite, A Taide de larges spatules en couteaux une seconde couche formée d'huile de lin rend^ie siccative par la lilbarge. Quand cet enduit a séché, on le ponce, puis on met une nouvelle couche, et ainsi de suite, de manière à ce que la pièce acquiert, sous une épaisseur suffisanté, l'apparence et la souplesse d'an cuir verni.
Les couleurs destinées à orner la surface des lapis, s'impriment ordinairement au moyen de formes ou de planches en bois, ou en bois garni de cuivre, ou totalement en cuivre.
Les tentures se préparent comme les tapis, de môme que les toiles imperméables pour bâches , tevies^ hari" gards, etc.
La première opération pour les stores^ \^% ècraivx
S9O lES SECRETS MODERNES
transparents, consiste à préparer les I issus par an léger encollage. Les dessins sont ensuite imprimés à Thuile et s'appliquent au moyeu de planches. Les stores ornés de peintures à la main, sont ordinairement garnis de bordures imprimées. Le peintre place le tissu encollé entre la lumière et lui, de manière à juger par transparence de Teffct obtenu. Une des conditions importantes à remplir consiste à donner aux couleurs le plus de translucidité ou d'éclat possible, et notamment quand il s'ngît d'imiter les fleurs, les insectes, et le plumage de certains oiseaux. Il faut donc éviter, dans les substances colorantes , celles qui sont opaques, au lieu que dans la peinture ordinaire on peut toujours faire entrer en certaine proportion de celles-^)! pour varier (es tons; il faut donner la préférence aux couleurs telles que Toutremer, la laque de première qualité, etc., qui s'altèrent peu au soleil. Enfin, il convient de n'employer, pour délayer les couleurs, que des liquides totalement diaphanes. Les stores sur gaze* présentent cet avantage, qn'on peut voir à travers leur épaisseur, du dedans de l'appartement, les objets situés au-dehôrs.
Les toiles cirées sont des toiles imperméables plus serrées que celles qui doiVv^nt servir pour les tentes, les bâches et les emballages de fatigue. Leur préparation consiste ordinairement, 1° dans un encollage à la colle de pâle, afin de boucher les mailles dj la toile, qui est toujours très-claire; 2° dans Tapplicalion de deux couc|ies de blanc d'Espagne (craie de Meudon) délayé dans l'huile de lin ; 4° dans le pjnçagc ; 4° dans Tapplicaiion des couches de couleurs; 5» enfin on vernit la toile enduite, et par fois aussi
DES ARTS ET uéTIEftS; SqI
on ponce chacune des couches de vernis» comme on le fait pour les voitures, les tabatières, etc.
Les taffetas dits gommés ^ dits aussi taffetas cirés on taffetas vernisy et qui bien souvent ne sont que des gazes, se préparent ordinairement en les immergeant dans rhuile de h'n siccative cuite. Ces taffetas sont ensuite pendus sur des fils de fer horizontaux ; le liquide excédant s'égoutte et tombe dans des rigoles Knénagées pour le recevoir. On dessèche finalement ces toiles aiuiii imprégnées d*huile, en les exposant à la température d'environ loo^ dans une étuve.
Nous avons parlé ailleurs des tissus préparés au* caout-chouc. (Voir caout-chouc).