‹ Selmours de FlorianChapitre 50 sur 120 · LE COMMANDEUR DON JUAN · texte numérisé non relu

LE COMMANDEUR DON JUAN

blessé à mort.

Au secours ! bonté divine ! Sous la mort qui le domine

Ah ! le traître m'assassine ! Le vieillard plie et s'incline ;

C'en est fait , de ma poitrine Et je vois de sa poitrine ,

Je sens mon âme partir. La vie et le sang jaillir.

{Il tombe.)

LEPORELLO

Encore un qu'il assassine î L'effroi presse ma poitrine ; Je suis sous la main divine , N'osant parler ni m'enfuir.

Kéritatif,

DON JUAN

Leporello ! Le drôle, où donc est-il ?

Ici, Ici , pour mon malheur, et vous !

DON JUAN

Moi î me voici.

LEPORELLO

Et quel est le mort ? vous ou le vieux ?

DON JUAN

Lui, j'espère.

LEPORELLO

Le commandeur! bravo ! Deux beaux exploits. Ainsi Vous enleviez la fille et vous tuez le père. Fort bien!

8 DON JUAN

DON JUAN

Il l'a voulu , c'est sa faute.

LEPORELLO

Soit, mais La senora que voulait- elle ?

DON JUAN, réi>eur.

Paix.

Que puis-je , moi ? si tout est hasard et mystère !.. Il m'eût fallu la voir ou plus tôt ou jamais , Cette pauvre Anna !... Viens; surtout songe à te taire, Si tu ne veux toi-même....

LEPORELLO

Oh moi! rien, je me tais.

(Ils sortent).

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