SCÈNE IV
ÉLISA, PHRASIUS, FANNY,
PHRASFUS àTauny.
Comment! il est sorti , charmante miss ?
FANNY
Eh oui !
Combien faut-il le dire ?
PHRASius h Elisa.
Ah ! il n'est pas chez lui , Madame ? '
ÉLISA
Qui , Monsieur ?
PHRASIUS.
Eh ! vraiment, monsieur Pickïe.
ÉLISA
Non, vous pouvez l'attendre.
PHRASIUS.
Oh ! c'est un autre article , L'attendre ! voyez- vous: c'est que, de mon endroit, Pour un objet urgent j'arrive ici tout droit ; D'abord il faut vous dire ... Eh ! non , il faut me taire ; Car , sir Pickle excepté , ce doit èive un mystère Pour tout le monde ^ encor lui-même il ne sait pas... Suffit, il m'en voudrait si j'épargnais mes pas; C'est clair. . . . ( fausse sortie ) .
FANNY
Ecrivez-lui plutôt un bout de lettre, Vous me le remettrez , et je puis vous promettre Qu'il sera lu...
PHRASIUS.
Bien dit! écrivons... Moi présent, Faut-il qu'il soit dehors ? cela n'est pas plaisant.
FANNY, riant.
Monsieur doit s*y connaître.
PHRASIUS.
Hein ?
FANNY, riant.
Ah! ah! l'imbécille !
PHRASIUS.
Comme on est jovial dans cette grande ville ?
Depuis le coche d'eau , d'où je sors tout botté ,
Je trouve autour de moi tout le monde en gaîté :
Votre nom? — Phrasius : c'est ainsi qu'on me nomme.
^ Votre état? — Précepteur. Le sournois de jeune homme*
En m'offrent mon ballot , l'a deux fois laissé cheoir ,
Et s'est caché loug-temps le nez dans son mouchoir j
Un long jokey , portant ma petite sacoche ,
M'accompagne , et chacun en passant me décoche
Un grand éclat de rire, au moins très-familier ;
J'entre ici, même accueil. C'est vraiment singulier i
Comme on est jovial dans cette grande ville.
FANNY
Tout est prêt, vous pouvez déployer votre style.
tHRAsius à EHsa.
Vous permettez....
ÉLISA
Très-fort.
( Phrasius entre dans le cabinet , s'assied et écrit),