ACTE II , SCÈNE X
LEPORELLO
Ce nigaud?... à merveille.
DON JUAIV valsant avec Zcrlinc.
Es-tu blanche et vermeille !
Oh ! que ton souffle est doux !
LEPORELLO à Masetf.o.
Allons, vite en cadence !
Faisons comme ils font tous.
MASETTO
Je n'aime pas la danse.
LEPORELLO
Tu danseras j commence.
MASETTO
Non!
LEPORELLO
Si ! vite en cadence !
MASETTO
Non! j'abhorre la danse.
Tu l'aimeras , avance Et saute avec les fous.
AIVIVA.
Je ne puis me contraindre.
DON OTTATIO, ELVIRE.
Par pitié, calmez-vous.
DON JUAN entraînant Zerline vers le cabinet. Oh! viens! que peux-tu craindre i*...
56 DON JUAN
MASETTO a Leporello.
Lâchez , c'est assez feindre.
DON JUAN toujours en vaisant précipite Zerîine dans le cabinet. Viens !
ZERLINE
Ciel ! à qui me plaindre ?
LEPORELLO smi^ant son maître.
Voici l'instant à craindre.
LES TROIS 3IASQUES.
Au but il croit atteindre, C'est le piège mortel.
( A partir de ce moment , les trois dominos ont circulé dans tous les groupes en les animant contre Don Juan , dont ils ont Tair de raconter les crimes , et en les apitoyant sur Zerline , de manière que lorsqu'elle sort effarée du cabinet , tout le bal , masques , cavaliers, villageois , se tournent contre Don Juan , en le menaçant du gesle ou des armes qu'ils ont à la main. Rien n'épouvante Don Juan. Il est seul d'un côté avec Leporello, et jusqu'à la fin il tient la foule en respect avec son épée.
ZERLINE , en dehors. Au secours ! à l'aide ! au crime
TOUS
Ah! secourons la victime !
MASETTO
Ah, Zerline!
ZERLINE , en dehors.
Au crime!