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ACTE QUATRIÈME

et tu traverses mon baiser !

Suis-je, à tes jeux, moins à craindre qu'un fauve! Tes prêtres,'- devant moi, se sont dressés déjà, blêmes et imprudents. Te voilà prosterné, hypocrite, Oui, ton geste supplie, mais je lis dans tes yeux que tu veux me contraindre.

NARAM-SIN

Je suis le suppliant de la Patrie; en son nom seul, je parlel

Accorde ton dessein avec l'intérêt du pays.

En partant, tu laisserais l'anarchie pour successeur.

On ne déserte pas ainsi les fonctions sacrées.

A tes pieds, Ninive se lamente et l'Assyrie t'implore.

Ninive, l'Assyrie, le temple, les annales sont des mots dont je me suis servie.

Leur sens a-t-il changé ?

Je ne les entends plus, tels que tu les prononces.

NARAM-SIN

La couronne déraisonnable tombe en tutelle ;

la mitre alors commande.

Ton délire bouleverse mon peuple.

Reine Sémiramis, tu ne partiras pas.

SÉMIRAMIS Veux tu m'assassiner, Naram-Sin, tiare sans science, cheveux blancs sons bonté? Prépare bien le coup; ne le diffère pas, car je suis résolue et si je te devance ta tête tombera, pontife, avant ce soir. Keth-Aour, ce collier est l'insigne suprême ! Pour tout Assyrien, fût-il prêtre, qui le porte est sacré. Montre-le aux légions... Que mes guerriers viennent en armes t

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