ACTE QUATRIÈME
Légion de Cilicie, tu salueras pour moi Tarse la belle cite. —
— Quand vous repasserez les chaînes du Liban,
souvenez-vous, mes Syriens !
Légion d'Ethiopie, et toi, légion d'Egypte, adieu I
Adieu, enfin, légion de la Colombe,
qui eût dû m'obéir quand tous étaient rebelles.
( — Quelle malédiction mêlerait sur vos têtes
la force élémentaire et le courroux du Ciel? — )
Et maintenant, repentez-vous,
et voyez en vos cœurs l'ignoble ingratitude
dont vous avez payé mon secours surhumain.
Descendue céleste des sommets pour vous guider,
l'œuvre étant accomplie, je vous quitte.
Votre reine, qui ne saurait mourir, va disparaître.
Elle monte la deuxième rampe.
( — Keth-Aour, ô mon rêve, je vais à toi! — ) Continuez d'être les invincibles (ô prodigieuses brutes — ) . Moi, je reprends ma place parmi les Dieux I
Sémiramis lentement s'éloigne, tandis que toute la figuration donne les signes du désespoir.
NARAM-SIN
A genoux, à genoux, devant la déessse d'Assour!
OURKAM
Adorez tous Sémiramis la Grande !
Sémiramis a tourné la rampe la plus élevée; une soudaine obscurité enveloppe les terrasses; éclairs et tonnerre; elle disparaît dans un nuageet s'envole sous la forme d'une colombe !
ACHEVÉ D'IMPRIMER Le sept juillet mil neuf cent quatre