Dictionnaire biblique, If, p
enfants dans la fournaise de l'intérieur * ; et Photius rapporte que, pour tirer des indices, les prêtres observaient avec une attention superstitieuse les mouvements d'agonie des victimes.
Plutarque décrit en détail ces fêtes odieuses *. L'enfant était d'abord abondamment nourri, surtout quand il avait été acheté à des parents pauvres par des époux qui, n'ayant pas de postérité, voulaient cependant se donner le mérite d'un sacrifice. Il était engraissé afin que sa chair fût plus appétissante pour le dieu anthropophage. La mère était forcée d'assister à la mort de son fils, voire même de son unique infant; et sans sa présence le sacrifice était ■éputé moins efficace. D'après Diodore, elle ie devait pas verser une larme.
Dans les sacrifices ordinaires, l'animal qui ie présentait sans répugnance promettait, au lire de Tertullien, un résultat bien plus effi-
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cace que celui qui résistait \ Aussi les parents d'un enfant voué au supplice le caressaientils en l'apportant pour l'empêcher de pleurer 2 . Des danses et des chants avaient lieu autour de l'idole, au moment où le malheureux se débattait sur les bras incandescents du dieu. On jouait de la flûte, on battait les tambours pour couvrir ses cris.
Le nombre des idoles molochistes fut considérable. Je citerai le taureau de bronze du roi Phalaris; la statue décrite par Athénée dans laquelle on enfermait les holocaustes, après l'avoir chauffée au rouge ; les taureaux d'airain des montagnes de Rhodes; le Talos ou Tauros, ayant la forme humaine et une tète de taureau, que l'on transportait rouge de feu autour de l'île de Crète, et auquel les Athéniens envoyèrent si longtemps un tribut régulier de jeunes enfants 3 . Selon Athénée,