‹ Senlis pendant linvasion allemandeChapitre 16 sur 16 · MM · texte numérisé non relu

MM

ESCAVY, Docteur en droit, Avoué à Senlis, Pn'sidcnt.

GANDILLON, Chevalier de la Légion d'iionneur, Ingénieur- Constructeur à Senlis, Vice- Président.

BONAMY, Agent d'Assurances, Directeur de la Société Agricole à Senlis, Vice-Président.

SOMMAIRE, Négociant à Senlis,

PETIT, notaire à Senlis, Trésorier.

DUFOURMENTEL, ancien Négociant, ancien juge au Tribunal de Commerce, à Senlis.

LANGLOIS, Notaire à Senlis.

LENOBLE, Industriel à Senlis.

LEROY Négociant à Senlis.

MAHON, Agent d'Assurances à Senlis.

MOURET, ancien Négociant, propriétaire à Senlis.

TOUPET, Propriétaire, ancien Négociant à Senlis.

ALEXANDRE, Négociant à Creil.

BORNET, Négociant à Creil

BOULANGER, Cultivateur à Creil.

LERIN, Receveur Buraliste à Creil.

MASSARD, Négociant à Creil.

BAILLY, Négociant, ancien Juge au Tribunal de Commerce, à Crépy.

CADOT, Architecte à Crépy.

bien vite a grandi ; et aujourd'hui, dans tous les départements envahis, des Groupements analogues se sont crées, calqués sur celui de Scnlis à qui restera l'honneur d'avoir pris l'initiative de ce grand mouvement de solidarité.

Le programme de l'œuvre, il a été résumé par son énergique promoteur INI. Escavy, dans ses innombrables discours : Assurer à chaque sinistré, sans exceptions, sans distinctions de classes ou catégories, la réparation entière du dommage matériel qu'il a éprouvé par suite d'un fait de guerre.

L'indemnité nécessaire pour la réparation du dommage éprouvé, c'est l'Etat qui doit la payer.

Cette dctic, elle est sacrée. Elle n'était pas, il est vrai, au moment où la guerre a éclaté, consacrée par un texte législatif; mais elle n'en existe pas moins ; elle a sa base dans le droit naturel et dans les obligations qui découlent de la solidarité Nationale.

« La fraternité qui unit les citoyens d'un peuple libre rend « commun à tous les individus du corps social, le dommage « occasionné à un de ses membres. »

Qui disait cela ? — La loi du ii août i']f)^'i On était en pleine invasion, à un mois de la victoire de Valmy.

« La nation indemnisera tous les citoyens des pertes qu'ils ont « éprouvées ou qu'ils éprouveront par l'invasion de l'ennemi sur le « territoire français ... »

Qui disait cela ? — La Convention, le iG août i-qS au moment où elle décrétait la levée en masse !

« Le Gouvernement prend devant vous un engagement

u solennel La France redressera ses ruines fière,dansla

« détresse d'une partie de ses enfants, de remplir le devoir de « solidarité Nationale. Ainsi, répudiant la forme du secours qui « indique la faveur, l'Etat adopte lui-même le droit à la réparation (( au profit de ceux qui ont été victimes dans leurs biens, des faits • dé guerre. »

Qui tient ce langage ? — M. le président du conseil Viviani dans la mémorable séance de la chambre des députés du 32 décembre 191 4- Ce sont les premières paroles adressées par le Gouvernement à l'occasion delà première réunion des Chambres aux malheureuses populations des départements envahis.

Ces promesses, elles reçoivent, quelques jours après, une première confirmation dans l'article 12 de la loi des finances du 26 décembre 191 4 '• « Une loi spéciale déterminera les conditions « dans lesquelles s'exercera le droit à la réparation des dommages (( matériels résultant des faits de guerre. »

Le principe est acquis ; le droit à la réparation existe désormais ; la lacune de notre législation est comblée ; c'est un grand pas de fait; c'est presque la victoire.

Ce sera demain la victoire complète lorsque sera votée la « loi spéciale » annoncée par l'article 12 ; mais il faudra que le Parlement fasse cette loi dans un esprit d'entière et parfuilc justice. 11 faudra que la loi spéciale assure l'égalité de tous les sinistrés devant la loi ; qu'elle répudie toutes distinctions de classes ou de catégories, toutes modalités ou conditions d'application qui léseraient les uns où les autres sans profit pour personne.

Espérons et ayons confiance !

Sachons gré à tous les braves gens qui, soucieux de leurs devoirs envers la collectivité, lui donnent si généreusement de si grandes marques de dévouement.

Unissons tous ces noms, ceux qui sont morts, ceux qui ont souffert, ceux qui se dévouent, dans le môme souvenir reconnaissant.

C'est sur ces paroles que je veux terminer ce modeste opuscule. Je le dédie à tous ceux qui ont fait et font encore si vaillamment leur devoir pendant les heures douloureuses que traverse notre malheureuse cité ; heureux si, dans ces notes rapides, chacun d'eux a reçu le tribut qui lui est dû.

Imprimerie Administrative et Commerciale Place Henpi-IV, Senlis (Oise-France)

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