‹ Sens des accélérations angulaires chez les sourds-muetsChapitre 8 sur 66 · END · texte numérisé non relu

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adaptées à la perception des pressions du liquide pesant que constitue l’endolymphe, tandis que les crêtes ampullaires, disposées en forme de barrages, sont destinées à percevoir les courants d'inertie dont les canaux semi-circulaires sont le siège au moment des accélérations angulaires.

Nous allons préciser la situation et les rapports des diverses formations de l’appareil d’équilibration, dont le fonctionnement fait l’objet de ce travail, laissant de côté ce qui a trait à l'appareil d’audition.

Le vestibule est composé de deux vésicules, l’utricule et le saccule.

La vésicule inférieure ou saccule est en communication par un canal très court, le canal de Hensen avec le canal cochléaire ou limaçon membraneux situé en avant d'elle et qui enroule ses volutes autour de la lame des contours.

En arrière, les trois canaux semi-circulaires s’ouvrent dans l’utricule par deux orifices, l'un renflé en ampoule contenant l'organe sensoriel, l’orifice ampullaire et l’autre, de même diamètre que le reste du canal, l’orifice non ampullaire.

Les orifices ampullaires sont distincts pour chaque canal, mais l’orifice non ampullaire du canal postérieur est confondu avec l’orifice correspondant du canal supérieur.

Seul, le canal externe a ses deux orifices distincts.

La surface interne des deux vésicules est partout lisse, sauf à leur paroi postérieure où existent des saillies, les macules utriculaire et sacculaire légèrement excavées en leur centre et portant à leur surface des otoconies.

L’épithélium est composé d’une seule couche de cellules en dehors des macules. Au niveau des ma-

cules, l’épithélium se différencie et possède des cellules sensorielles ou ciliées, au voisinage desquelles se terminent les branches utriculaire et sacculaire du nerf vestibulaire en fines ramifications.

Au niveau de chaque ampoule, également, l’épithélium qui tapisse la surface interne des canaux semicirculaires s’épaissit en une saillie formée de céllules cylindriques ciliées constituant la crête ampullaire. Cette crête est placée transversalemient par rapport à l’axe du canal et est surmontée d’une cupule terminale. Les ramifications des branches ampullaires du nerf vestibulaire viennent se terminer au voisinage de ces cellules sensorielles.

Les rapports de ces diverses formations sont les suivants.

La face interne de l’utricule répond à la fossette semi-ovoide et lui adhère intimement. Sa face externe regarde la base de l’étrier, mais n'arrive jamais à son contact.

Le saccule répond en haut à la paroi inférieure de l’'utricule qui lui adhère intimement, en bas au plancher du vestibule et plus particulièrement à la portion initiale de la lame spirale, en dehors, à la paroi externe du vestibule, en dedans à la fossette hémisphérique.

La direction exacte des canaux semi-circulaires est la suivante : ;

Les canaux verticaux forment un angle d’environ

45° avec le plan antéropostérieur du crâne. Le

canal horizontal forme avec le plan horizontal un angle de 30°, en supposant que ce plan passe à travers les apophyses zygomatiques.

Cet angle que forme le canal externe avec le plan horizontal est dirigé en arrière, en bas et en dehors.

De même, les trois canaux ne se coupent pas toujours à angle droit. É

Les plans des deux canaux verticaux se coupent sous un angle variant de 85 à 1150. Le plan du canal antérieur forme avec le plan du canal externe un angle variant de 65° à 90°. L’angle du plan du canal externe avec le plan du canal postérieur est le plus souvent voisin de 900.

D'ailleurs, s’il est plus commode pour le calcul de considérer les trois plans des canaux comme rectangulaires, la détermination de la direction de l’axe de rotation et la mesure de l’accélération angulaire peuvent se faire aussi bien au moyen de plans obliques. Ces variations ont donc peu d'importance. Nous avons vu que le canal cochléaire s’ouvrait dans le saccule, de même que les canaux semi-circulaires débouchaient dans l’utricule.

Mais ces deux systèmes, canal cochléaire et saccule d’une part, utricule et canaux semi-circulaires d'autre part, ne sont pas isolés.

De l’utricule et du saccule en effet partent deux canaux très étroits, qui en se réunissant forment le canal endolymphatique à la face postérieure du rocher au-dessous de la dure-mère.

La lransmission des pressions peut donc se faire d'un système à l’autre.

Nous avons vu que les ramifications terminales dess branches du nerf vestibulaire s’étalaient au voisinage des cellules sensorielles des macules vestibulaires et des crêtes ampullaires.

Ces nerfs se rendent dans le ganglion de Scarpa, . qui a la valeur d’un ganglion spinal.

Les fibres efférentes des cellules bipolaires de ce ganglion constituent la branche vestibulaire du nerf

SCAN RSR:

auditif, Les deux branches cochléaire et vestibulaire s’accolent dans le conduit auditif, tout èn conservant leur individualité.

À la sortie du conduit auditif, la branche vesttbulaire se sépare de la branche cochléaire. Située tout d’abord en arrière de la branche cochléaire, elle croise cette dernière en X, pour veñir se placer en avant et en dedans d'elle.

Les fibres de la racine vestibulaire pénètrent dans le bulbe au niveau de la fossette latérale, se portent vers le plancher du IVe ventricule et là, se divisent comme les racines postérieures des nerfs rachidiens en deux ordres de branches, les unes ascendantes, les autres descendantes.

Les branches ascendantes se terminent dans des

noyaux de substance grise, qui s’étalent au-dessous du plancher du IVe ventricule.

Les branches descendantes se terminent dans une colonne de cellules nerveuses, située dans le prolongement du noyau de Burdach. ù

Parmi les noyaux de substance grise où se terminent les branches ascendantes, le noyau de Deiters a passé, jusqu’à présent, pour recevoir la plus grande partie des fibres vestibulaires. Il n’en serait rien et la plus grande partie des fibres irait au noyau de Bechterew (Kohnstomm).

Les relations de voisinage entre le noyau de Bechterew et les noyaux du pneumogastrique suffisent à expliquer en partie les phénomènes réactionnels du nystagmus, comme les vomissements, les nausées et le vertige.

De ces noyaux gris partent : 1° des fibres qui se rendent par le pédoncule cérébelleux inférieur au cervelet où elles se terminent; 2° des fibres qui,

après entrecroisement, se redressent pour se : mêler aux faisceaux de même direction qui constituent le ruban de Reil; 3° des fibres provenant en majeure partie du noyau de Deiters et se rendant aux noyaux moteurs oculaires. Ces connexions expliquent l’existence de certains troubles oculo-moteurs comme com- plications d’affections labyrinthiques (P. Bonnier). L

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