‹ Sensitométrie spectrale et photométrie photographique astronomique: Application à la méthode photographique de CH. FabryChapitre 18 sur 99 · UNIFORMITÉ DE BRILLANCE DU DIFFUSEUR · texte numérisé non relu

UNIFORMITÉ DE BRILLANCE DU DIFFUSEUR

IT est essentiel de choisir un diffuseur sensiblement orthotrope. A défaut d’une étude détaillée au goniophotomètre, une expérience préliminaire a donné des renseignements suffisants. On éclairait le diffuseur avec la lampe opaline située, comme dans les conditions précédentes, à 35 centimètres de distance, Le diamètre de l’ampoule est de 15 centimètres : elle est enfermée dans une boîte à lumière, à parois internes peintes en blanc mat.

Une lame de verre opale assez épaisse aurait très bien satisfait à la condition d’orthotropie, mais, en raison de son facteur de diffusion assez faible, on aurait, dans l'expérience précédente, été conduit à des temps de pose prohibitifs. On a done fait porter les essais sur un verre plaqué d’opale, qui ne paraissait laisser passer aucune lumière directement transmise. On à photographié la surface diffusante (longueur 12 cm) avec un objectif d'assez longue distance focale et un faible rapport d'ouverture pour éviter tout effet de lucarne. Les mesures des densités du cliché, avec en regard celles obtenues dans les mêmes conditions avec un verre dépoli, sont données dans le tableau VIT. Tandis que ce dernier présente, comme on pouvait s y attendre, une forte concentration de lumière dans la direction du faisceau incident, la brillance du verre plaqué d’opale paraît très sensiblement uniforme sur toute sa surface. T'enant compte de ce que le facteur de contraste de la plaque Opta utilisée est en moyenne supérieur à 2, on voit, en effet, -que les écarts à la moyenne de la transmission diffuse ne dépassent guère 1 centième.

D'ailleurs, la dispersion moyenne des densités photographiques est égale à — 0,015 : la dispersion correspondante des logarithmes des brillances est donc voisine de + 0,007, et l’on peut bien, dans les conditions de l'expérience, compter sur une uniformité de brillance voisine du centième.

Les propriétés des divers diffuseurs utilisés au cours de ce travail ont été précisées, par la suite, en déterminant leurs indicatrices de diffusion à l’aide de mesures photométriques. L'étude complète des diffuseurs est extrêmement complexe et demande un matériel spécial et des mesures assez laborieuses. Mais, en l'occurrence, le renseignement le plus utile était le suivant : le diffuseur étant éclairé en rayons

dirigés parallèles, quelle est sa brillance lorsqu'il est vu par transmission dans une direction quelconque ?

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