ÉTALONNAGE PAR ÉCRAN GRADUÉ GRIS NEUTRE
Ce dispositif, qui à été très utilisé en photométrie et spectrophotométrie, est considéré généralement comme très commode et très souple, à condition d’effectuer une étude préliminaire soignée des écrans utilisés.
Les clichés qui ont été obtenus à l’équatorial coudé de PObservatoire de Lyon et qui ont fourni les mesures discutées ultérieurement sont étalonnés, notamment par inscription sur ces clichés de copies de coins photométriques de gélatine fumée. Immédiatement après leur exposition à l’équatorial, les clichés sont placés dans un châssispresse spécial, comportant une fente d’une dizaine de centimètres de longueur et de 4 millimètres de largeur, sur laquelle est ajusté le
coin. Le tout est éclairé par une lampe à filament de tungstène alimentée sous régime constant (3,8 À, 7 V). Devant la lampe se trouve un verre opalin et un diaphragme circulaire, dont le diamètre est choisi de manière à avoir le même temps de pose à l’étalonnage et à l’instrument astronomique.
Le cliché, dans son châssis, est placé successivement, normalement au faisceau lumineux, aux deux distances de 95 et 135 centimètres, après avoir été retourné de 1809 entre les deux poses : à la distance la plus courte, et en admettant que la longueur utile du coin soit de 6 centimètres, le rapport des éclairements au centre et aux extrémités de ce dernier est égal à 1,0001.
On obtient ainsi, avec le même temps de pose, deux copies du coin, qui prennent place dans le sens de la longueur de la plaque 6,5 x 9 cm entre les deux séries de poses faites sur le ciel. Sur ces copies de coin le sens des densités croissantes est inverse. Il en résulte deux courbes de noircissement, qui doivent être parallèles, sauf dans le cas où la sensibilité de Pémulsion n’est pas uniforme dans le sens de la longueur de la plaque [25]. On a donc ainsi un moyen de contrôler cette uniformité : si le défaut de parallélisme est faible, on le compense en partie en prenant la moyenne des déterminations fournies par les deux courbes. Sinon, on n'aurait d'autre ressource que de rejeter un cliché trop défectueux par suite de ce défaut de sensibilité.
Sous la forme décrite ci-dessus, on retrouve le défaut {déjà signalé précédemment à propos du sensitomètre à tubes : la distribution spectrale de la source utilisée est très différente de celle des astres photographiés à l’équatorial. Cette difficulté a été spécialement étudiée ultérieurement et le dispositif d'éclairage du coin à été modifié de manière à obtenir une complète similitude entre les rayonnements mis en œuvre.