‹ Sensitométrie spectrale et photométrie photographique astronomique: Application à la méthode photographique de CH. FabryChapitre 48 sur 99 · GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS

Les résultats numériques des chapitres précédents ont montré combien 1l importe que les conditions d'enregistrement des noircissements soient sensiblement les mêmes lors des poses sur les sources à comparer et lors de l’étalonnage au laboratoire, en vue d'établir la courbe de noircissement de l’émulsion photographique utilisée.

La disparité des sources agissant sur la couche sensible dans lun et l’autre cas peut entraîner des erreurs systématiques de graduation provenant du défaut d’uniformité spectrale de la loi de noircissement et aussi, dans certains cas, du défaut de neutralité du procédé de graduation de la lumière.

C’est ainsi que les clichés photométriques de l’équatorial coudé étaient primitivement étalonnés en éclairant le coin avec la lampe à filament de tungstène (7 V, 3,8 A) à travers un verre opalin. On avait estimé, tout d’abord, que le domaine spectral efficace, de 4000 à 5000 À pour les émulsions non chromatisées ordinaires, et de 5000 à 7000 À pour les émulsions panchromatiques associées à l’écranr Wratten orangé n° 15, était assez restreint pour n’avoir pas à redouter d'erreurs systématiques sensibles. Les nombres donnés précédemment ont montré qu’il n’en était pas ainsi et qu’il convenait d'adopter un dispositif d'éclairage plus rationnel.

En première approximation, on pourrait adopter, pour la courbe d'énergie d’une étoile d’un type spectral donné, celle du corps noir de même température de couleur, bien que cette assimilation, assez correcte pour les étoiles de type avancé, F à K, le soit beaucoup moins pour les types A et B.

33. LE LEUCOSCOPE, PRODUCTION DE LA DISTRIBUTION SPECTRALE VISIBLE D'UN CORPS NOIR DE TEMPÉRATURE QUELCONQUE.

On pourrait se proposer, dans cet ordre d’idées, d'utiliser un vieil instrument remis en honneur par I. G. Priest [29], le leucoscope, qui permet de produire à volonté la distribution spectrale visible d'un corps noir de température quelconque.

Des représentations très exactes du corps noir s’obtiennent par cette méthode. Les courbes instrumentales approchent étroitement la forme des courbes de corps noirs, les seuls écarts notables se présentant à l’extrémité du spectre visible (4 300 À > x > 7 000 À). Audessus de 5 0000 K, la reproduction est fidèle à 100° près. Aux températures plus basses, on peut compter sur une précision de 10 à 200.

On a donc là un dispositif assez simple qui, dans certains cas, peut fournir une approximation suffisante, mais qui toutefois ne peut guère dépasser 7 0000 K, température notoirement insuffisante pour les étoiles À et B de 10 000 à 20 0000 K. D'autre part, on ne tiendrait pas compte de l'influence importante de labsorption de atmosphère et de celle de l'instrument astronomique utilisé.

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