PRINCIPE DE LA MÉTHODE
La plupart des travaux de photométrie stellaire photographique ont été effectués sur des photographies directes des astres tirées au foyer des instruments astronomiques (méthode des images focales) ou un peu en dehors (photométrie extrafocale). Mais, dans l’un ou l'autre cas, la précision est limitée par le défaut d’uniformité des images à mesurer. La méthode imaginée dès 1910 par Mr. Ch. Fabry [37]
F1G. 17. — Schéma de la forme normale du photomètre photographique de Ch. Fabry.
et trop peu utilisée depuis en photométrie stellaire, permet d'éviter cet inconvénient. Son principe est celui du photomètre sans écran diffusant [38], le diffuseur étant remplacé par l’objectif directement éclairé d’une manière uniforme par la source dont on veut mesurer l'intensité.
Tandis que, visuellement, on place la pupille de l'œil au voisinage du foyer de cet objectif, dans le cas du récepteur photographique on remplace l'œil par une chambre de très courte distance focale, qui donne sur la surface sensible une image uniformément éclairée de l'objectif.
Dans le dispositif le plus généralement employé (fig. 17), lobjectit auxiliaire de courte distance focale O’ est placé un peu en arrière du foyer F de l’objectif de l’instrument astronomique. En F, un dia-
phragme D limite l'ouverture du faisceau utile. Dans le cas d’une source ponctuelle, comme une étoile, ce diaphragme est aussi petit que possible ; avec une source étendue, nébuleuse ou amas stellaire, son ouverture est conditionnée par les dimensions de l’image focale, en égard toutefois aux possibilités d'admission du faisceau dans l’objectif auxiliaire O’.
Sous cette forme, il faut procéder par poses successives sur les astres à comparer, à moins de disposer plusieurs objectifs auxiliaires, comme a essayé de le faire J. L. Lagrula [8] avec le réflecteur de l'Observatoire d'Alger. Mais alors d’assez grandes difficultés instrumentales se présentent : avec les instruments à très longue distance focale, très favorables à l'application de la méthode de Ch. Fabry, mais à champ restreint, on trouve rarement des compagnons favorables, tout au moins pour les étoiles assez brillantes. Une application étendue de l’intéressant dispositif de J. L. Lagrula permettrait de juger de ses possibilités.