INFLUENCE DES ERREURS DE GUIDAGE
Soit 0, Pangle, avec l’axe optique, des rayons tombant sur l’objectif O d’une source ponctuelle à linfini, E l’éclairement sur O dans incidence normale, E cos 0, l’éclairement pour l'incidence 6,. La plage pupillaire projetée sur la couche sensible ayant sensiblement 0,4 mm de diamètre, le grossissement correspondant est égal à 320 /0,4. En faisant abstraction des pertes dans l’instrument, les éclairements sont dans les deux cas :
E(320/0,4}? et. E(320 /0,4}° cos 0, avec, très sensiblement :
SENSITOMÉTRIE SPECTRALE ET PHOTOMÉTRIE ASTRONOMIQUE 99
Or, pour un décalage de 1 mm dans le plan focal, on à :
0, = arc tg (1/8 000) = 25", d’où :
0, — 5033’ ; cos 6, — 0,995.
L'erreur correspondante est de 1 /2 centième sur l’éclairement et de 2 millièmes sur son logarithme ou sur la magnitude. Le mouvement de l’équatorial suit assez bien pour qu’un tel décalage ne se produise qu’en un quart d'heure au moins, tout au moins lorsque la distance zénithale et la variation correspondante de réfraction le permettent, ce qui est le cas des conditions usuelles d'observation. On peut donc, pratiquement, se dispenser de guider tant que la pose ne dépasse pas quelques minutes et ceci permet d’escamoter la glace diagonale et de récupérer la fraction du flux de l’astre qu’elle réfléchit.