‹ Sensitométrie spectrale et photométrie photographique astronomique: Application à la méthode photographique de CH. FabryChapitre 93 sur 99 · TABLEAU XXX · texte numérisé non relu

TABLEAU XXX

DIFFÉRENCES DE MAGNITUDE DE 6 LYRAE SUR PLAQUE OPTA SANS ÉCRAN (à < 5100 À) ET ISOPAN SUPER-SPECIAL AVEC ÉCRAN ORANGÉ WRATTEN N° 15 (x > 5100 À).

J.J. PHASE OT JEU: PHASE OT 2 428 608 0,,9151 07 04 2 428 844 0p,1417 — (OMC: 661 0050 O0", 14 857 1468 4} 0h) 667 4667 +0 ,19 997 0013 + O0 02 682 6253 0 ,00 9 050 0934 00?

688 0925 + 0 ,07 053 3245 ==) il 689 1662 — Ou 04 057 6332 ON LO 701 0929 002 066 3297 —(ÿ) jh 704 3283 —0 ,08 067 4066 003 gas 1783 + 0 ,04 070 6395 —() 716 2546 ON 0€ 074 9482 00 EE 3319 +0 ,00 076 1052 006 718 4077 + 0 ,04 086 8745 —() A0 729 2555 —0 ,04 097 7251 007 734 6452 —0 ,10 098 8040 —(f} 07 743 3390 ON 1 099 8817 — 0 ,06 748 7212 O0" 15 101 0360 —(Ù 18 749 8040 — 0108 102 1110 (0) O7 750 8828 —(() 07 105 3447 006 Toi 9598 0 ,00 107 4989 +0 OI 752, 0372 010 109 6574 000 756 3438 00° 110 7302 —=({ÿ ii O1 4205 006 197; 0459 —Ù (6 762 8075 —({ÿ) OI 129 2008 00 764 9643 —() 07 132 4322 007 765 0394 +0 ,02 133 5115 ==} Qi 767 1946 —0 ,l14 134 5867 —0 ,04 802 9004 ==(() «X 159 6663 007 806 2091 O0 136 7423 O0 807 2853 (|) 7 137 8180 005:

808 3644 +0 01 142 2038 nos 831 1360 00? 147 5914 0005

Des indications sont aussi fournies par la comparaison des courbes de lumière aux maxima et minima. Si l’on retranche, en effet, les

magnitudes de la deuxième ligne du tableau XXVIII de celles de

la première, après les avoir corrigées de leffet de Purkinje, on trouve les valeurs suivantes de l'indice de couleur (changé de signe comme

précédemment) aux maxima et minima :

Valeurs de (mn, Me)o -(m., mer aux maxima et minima.

Maxima Minima

M, M, M Mo — 07,062 — 07,072 — 07,074 — 07,026

L'examen de ces nombres et de ceux du tableau XXX (fig. 24) montre, en ayant égard au changement de signe, que Pimdice moyen

oo 200 300 400 500 600 700 800 900 000

FrG. 24. — Variations de coloration de f Lyrae. En abscisses, les phases en millièmes de la période ; en ordonnées, les indices de coloration corrigés de l'effet de Purkinje photographique.

de coloration du système de $ Lyrae est voisin de + 0”, 05.6 Lyrae est donc un peu plus rouge que ne l’indiquerait la classification de ses deux spectres composants (B9 et B5e). Les variations de coloration sont assez peu importantes. Le système est plus rouge au minimum principal et plus bleu au minimum secondaire, de 3 à 4 centièmes de magnitude, Aux maxima, il est un peu plus rouge que la moyenne. Il paraît, en somme, y avoir au cours de la période une double variation colorimétrique par rapport aux maxima. L'indice de coloration croît d’abord du minimum secondaire jusqu’au maximum suivant, pour décroître ensuite jusqu’au début de l’éclipse principale vers la phase 0 P,900 : à ce moment, l’indice croît à nouveau jusqu’au minimum principal. Les mêmes variations se répèêtent ensuite, en sens contraire, jusqu’au minimum secondaire. Ces variations sont d'accord avec ce qu'avaient indiqué quelques observateurs et notamment Elvey et Danjon.

SENSITOMÉTRIE SPECTRALE ET PHOTOMÉTRIE ASTRONOMIQUE 135

Le fait le plus net, c’est que 8 Lyrae est plus bleue au minimum secondaire qu’au minimum principal, et ceci confirme à nouveau les objections qui s’opposent à ce que le corps de spectre B2e soit tenu pour responsable de l’occultation de l'étoile B9 au minimum principal. L'étoile éclipsante doit être d’un type un peu plus avancé que AO et même nettement plus avancé si sa brillance est faible.

Il est curieux de remarquer que les divers observateurs de la couleur des étoiles ont noté 8 Lyrae de couleur blanc jaunâtre, jaune blanchâtre et jaune, d’accord avec l'indice moyen de + 0”, 05 fourni par nos observations, et en contradiction avec l’ensemble des deux spectres.

La courbe de coloration, dont le sens est très important du point de vue de la détermination de la composition du système, demande à être encore précisée et de nouvelles observations simultanées, en bleu et en rouge, sont en cours d'exécution.

Les variations de coloration sont faibles et, pour les confirmer avec plus de certitude, il y a grand intérêt à leur donner plus d'amplitude en faisant porter les mesures sur des domaines spectraux aussi éloignés que possible. Dans ce but, les nouvelles observations seront combinées avec des mesures photographiques par la même méthode, faites aussi loin dans l’infrarouge que le permettra la faible quantité de ce rayonnement émis par une étoile du type de 8 Lyrae.

Page 1