A. — P. in éd. Devit. Oratiofie pro (mne
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XXV.— 70. Suivant les circonstances les vertus changent de caractère.
XXVI. — 71» Affirmer sans preuve contre tous c'est fdie j le grand mérite c'est de prouver.
72. S'écarter des croyances universelles ou des opinions dominantes^ c'est une noble hardiesse , quand ce n'est pas une folie.
XXyn. — 73. Il faut savoir changer d'esprit en changeant d'âge.
74. On rit du vieillard qui a les goûts de l'enfant, comme on s'étonne de trouver chez Tenfant une vertu qui ne se dément jamais.
XXViU. — 75. Inutile d'expliquer ce que tous comprennent,
XXK. — 76. La science ne se communique pas; il faut interroger les choses mêmes, et avoir commerce avec elles, si l'on veut voir briller la vérité.
77. Le charme des paroles nous trompe sur la valeur des choses.
78. Quand un texte manque de clarté , il n'en faut pas tirer le sens de trop loin.
76. A. Rem ipsam, — P. in éd. Devit. , § 84 : iffei qusm prudentia docuit res ipsas, consulerh negotiare oportet in (îs, § 85 : Si veri mihi vis eluceat, hœ res, etc.*,
78. A* — P» /« scriptis verum ex prox. sum., quum ea ita fion explicant.
XXX. — 79. Odere multi philosophiam, quia , quum sciri mulla necesse sit , non est res tanta nisi amplis contenta spatiis : quum libet evagari quocumque quid dubium est, viam invenit.
XXXI. — 80. Spectaculum sapienti pulcherrimum philosophiam inutilem mentientes, quoniam non poUicetur divitias, studiorum finem ; est autem e contrario poUicitans conlemptum imperiosum.
81. Diadema sapientis philosophia quoniam in mente sita est , praemium et menti inserendum promitlit ; fortuna corpori , ipsa enim in corpore : hanc imperitum vulgus videt , quia solo utitur oculo corporeo , corpore sitam, quae corporis sunt pollicitantem; illam autem intuentur, quos mens altior erexit , studium provexit , oblectamentum attraxit.
\S%' Imperabis regibus , si imperes fortu- -^ W. Oui scies? Conlemne ipsam.
.V - W- J^ Quia sciri.., contenta spatiis, contenta quum libet,.. . \imj!^m éd. Devit. , § 87 : Oderunt... quia quum necesse sit . mtâta sciri... § 88 : Quum libet, etc...^
80. A. — P. in cd. Dcvit., § 89 : Specta diu studiorum finem. § 90 : Est autem e contr. poil. cont. § 91 : Imperiosum diad...\n margine autem haec supplenda leguniur: Pulcherrrmum philosophiœ ibi utile.., non polliceiur divitioê^
XXX. — 79. La philosophie effraie beaucoup de gens, parce qu'elle exige une grande variété de connaissances et cpie son domaine est immense : il faut qu'elle puisse à son gré s'étendre partout où il y a des doutes à éclatircir.
XXXI. — 80. Chose étrange pour le sage d'entendre dire que la philosophie est inutile parce qu'elle ne nous présente point les richesses comme but de nos efforts ! Elle promet au contraire de nous inspirer pour elles un mépris superbe.
81. La philosophie est la royauté du sage; elle réside dans l'âme ; c'est à l'âme qu'elle promet tous ses biens. La fortune n'a d'action que sur le corps et s'adresse à lui seul ; placée dans le corps et lui faisant mille promesses, elle frappe le vulgaire qui ne voit que par les yeux du corps; mais les esprits naturellement élevés, agrandis par l'étude et qui ont été une fois séduits par le charme de la philosophie, tiennent leurs regards tournés vers elle.
82. Vous serez le maître des rois si vous commandez à la fortune : mais comment? En la méi
81 . A. In mente sua est,., menti incend*. — P. in Ht BeilCj^' § 91 : Jmp. diad, sap. phil. quœ in mente sita est j^rm niu m ' que menti inserendum promittit. § 92 : Fortuna cofp(fiii§f0 est in cor pore; hanc imper itum vulgus novit et videt qtM sâ!i utitvr (hoc autem verbum in margine) corp. oculo, in corp,., mens erexit. Istuc vita processit, oblectamen atiraxit,