LB TRIBUNAL DU H AOUT IIW
forme, en atténuer la rudesse, en dénaturer la simplicité, ce serait en affaiblir la valeur, ce serait lui enlever le cachet d'authenticité qui restera du moins ma mérite.
Mais neuf mois nous séparent encore du jour où commence le martyrologe de Charles-Henry . Sanson, et pendant ces neuf mois la machine du docteur Guillotin ne resta pas oisive.
Nous sommes au mois d'août 1792.
La Constituante a disparu enlaissant derrière elle cette constitution de 1791, que tous ont acclamée, que tous aspirent à déchirer.
Le roi, trop honnête pour être redoutable, ne sachant ni se concilier Topinion publique, ni la réduire au silence, n'ayant plus de foi que dans cette ressource des cœurs faibles, Te^cès du mal, préparait un facile triomphe aux factieux.
Ces factieux s'appelaient les patriotes; ils étaient à la Commune et aux Jacobins : aux Jacobins, dont la tribune parlait plus haut et
était plus écoutée que celle de la Législative ; à
la Commune dont la puissance municipale balançait l'influence légitime des représentants de la nation, en attendant qu'elle l'étoufTàt et