ET DE MON GRAND-ONCLE
cusé d'avoir prise au milieu des rassemblements; sur le second, une coïncidence très-heureuse permit que le citoyen Dobsent, président du Tribunal, fût du nombre de ceux qui s'étaient trouvés au Comité de sûreté générale au moment de la délivrance d'Henriot. Avant été témoin de ce coup de main et de la manière dont il s'était accompli, il put affirmer qu'il n'était point l'œuvre de ma compagnie comme on le prétendait, et que l'officier qui commandait n'offrait aucune ressemblance avec moi. J'étais à même de prouver par plus de vingt témoins, du reste, 'que de la journée nous n'avions quitté l'enceinte du Palais-de-Justice et le poste qu'on nous avait assigné. Quant au troisième chef, c'était le plus redoutable, puisqu'on nous opposait la feuille de présence sur laquelle nous a^ons mis nos signatures. Mais nos défenseurs, voyant qu'on ne pouvait contester le fait, avaient soulevé la question d'intention et ce lut par cette porte que nous échappâmes.
» Nous fûmes, du reste, admirablement défendus : Masson, par M° Boutron ; mon oncle, par Me Jullienne, et moi, par M" Chauveau-