IV. — LOCALISATIONS VISCÉRALES. MÉTASTASES
Il semblerait, au premier abord, que les signes tenant aux localisations microbiennes sur les différents appareils soient ceux qui représentent l’élément le plus précis. Et, sans doute, on ne saurait méconnaître l’importance des localisations viscérales pour le diagnostic de la septicémie. Encore convient-il de s’assurer que les symptômes constatés relèvent d’une lésion créée par une multiplication microbienne « in situ ». Sous l'influence d’actions toxiques multiples, certains parenchymes peuvent être altérés et manifester leur souffrance par un ensemble de troubles fonctionnels. On ne doit pas perdre de vue cette possibilité. Une telle discrimination est parfois malaisée, c’est pourquoi la valeur séméiologique des signes métastatiques
est très inégale.
De plus, l’expression clinique est souvent réduite
au minimum. C’est dire avec quel soin de tels mala-
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. LA L2 « . PP; La A des, suspects de septicémie otogène, méritent d’être journellement suivis et minutieusement examinés. Ces localisations secondaires peuvent se produire en tous
les points de l’organisme.
La toux, le point de côté font soupconner une localisation pulmonaire, une pleurésie purulente en formation.
Les arthralgies font redouter une arthrite suppurée, quoiqu'elles peuvent parfois résumer toute l'atteinte, articulaire, comme cela se voit dans certaines formes
streptococciques pseudo-rhumatismales.
L’ausculiation du cœur recherchera la possibilité
d'une endocardite de pronostic à peu près fatal.
Les localisations rénales ne sont pas rares. Le rein peut être lésé soit par le microbe embolisé (abcès du rein capables de donner, s’ils sont corticaux, une suppuration péri-rénale), soit par des toxines (néphrite albuminurique, hémaiurique ou azotémique).
La rate est souvent atteinte par des embolies septiques.
Des collections purulentes peuvent se développer dans le tissu cellulaire sous-cutané, souvent de préférence dans les zones d’appui permanent : les
escharres sacrées sont fréquentes.
Enfin, l’otologiste a toujours à l'esprit que les
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méninges et l’encéphale, voisins immédiats de l’oreille moyenne et de ses cavités annexes, peuvent être en-
vahis par la propagation directe de l'infection.