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de l’infection une action directe ou, au contraire, une action indirecte comme l’admet P.-E. WEILL, qui « n’a jamais relevé la moindre action anti-infectieuse »? Peu importe : dès l’instant qu’on lui reconnaît un rôle bienfaisant. Des publications nombreuses en sont la preuve (LEMAITRE, MADURO, HALPHEN, RAMADIER, etc.). Elle paraît agir efficacement contre les manifestations de l’infection générale : amélioration de l’état général, retour des forces vives du sujet, baisse de la température.
Elle est particulièrement efficace dans les formes graves avec anémie. Il est en outre vraisemblable que l'introduction dans l’organisme de globules rouges et de plasma hétérogènes provoquent’ une réaction de
défense favorable.
Il est recommandé de pratiquer de petites transfusions (100 à 150 cmc.) répétées au besoin tous les deux jours. Cette thérapeutique peut s’associer sans incon-
vénient à la sérothérapie.
L’immuno-transfusion consiste à injecter le sang d’un donneur préparé, soit par injection 48 heures avant d’un vaccin spécifique, soit de longue date par injection de stock-vaccins, à une immunité anti-toxique et anti-microbienne. Cette méthode a donné, dans les septicémies à staphylocoques, des succès, là où la
transfusion simple avait échoué. Cependant, dans l’en-