SCÈNE III MONTIGNAC, PLÂNTROSÈ, ROBERT
MONTIGNAC
Alionè donc, garnement ! je t'attendais à diner!
ROBERT
Ah! mon oncle I mon cher oncle! pardonnez-noi ! mais ce qui arrive !... je n'ai plus la tète à moi !... je suis fou !...
PLANTROSE.
Quoi donc?
ROBi- RT.
Yvonne est enlevée !
PLANTROSE.
Eh non ! il confond! lu confonds !... C'est Agathe !
ROBERT
Je vous dis Yvonne ! Je n'ai pris que le temps de venir vous chercher à bride abattue. Mon cher oncle ! c'est votre fiileulo, vous l'aimez, elle vous aime !... je l'adore!... sauvons-la !
PLANTROSE.
Mais voyons, ce n'e^t pas possible !
• Robert, Monlignac, Plantrôse.
134 SÉRAPIIINE
JIONTIGNAC.
Si fait, c'est exact !
Vous le savez déjà?
MONTIGNAC
lillc est ici !...
PLANTROSE.
C'est loi !
ROBERT
Vous! El elle est ici!... Ah! mon oncle? ô grand homme d'oncle !
]l lui saute au cou.
MONTIGNAC
Ah bien ! eh bien !
ROBERT
Ah ! que c'est dune bien joué ! Ah ! laissez-moi vous embrasser encore !
MONTIGNAC, l'nrtfitant.
Décidément, tu es amoureux d'elle, toi?
ROBERT
Comme un perdu !
MONTIGNAC
Tu ne m'en as rien dit tantôt?
ROBERT
Tantôt, pas (ncorc, mon oncle, j'avais d'autres idées!... C'est plus récent... mais, mainlenanl, ça y est, et je vous réponds que ça tient bien !
Nous en recauserons, mnis pour le moment...
PLANTROSE.
Oui, voyons ! laisse-nous, loi, gamin ! (a Montignnc.) Mais c'est affreusement grave, sais-tu? cette affaire-là!