SCENE PREMIERE
MADAME DUHAMEL, PHAR
PHAR, sur ua tabouret à gauche, devant madame Dubaniel, et lui tendant un écheveau de soie qu'elle dévide. Il soupire.
Ah!..
MADAME DUHAMEL
Vous soupirez, monsieur Pliar?
PHAR
Ah! madame Duhamel, depuis la mort de mon excellent ami Duhamel, votre époux... les avez-vous comptés les soupirs que j'ai poussés tous les jours, a quatre heures et demie, en tenant vos écheveaux de soie?
MADAME DLHAMEL, achevant de dévider.
Cela vous ennuie?
PHAR
M'ennuyer!.. Dites que c'est le seul moment heureux... (u se relève avec une crampe.) Ah! le seul moment heureux de ma journée. Mais couunent ne pas soupirer à la pensée des beaux jours que votre amour aurait pu me tisser avec la soie de tous ces écheveaux!
MADAME DUHAMKL.
Ah! seigneur Dieu! qu'est-ce que c'est que cette vieille idée-là?.. Vous pensez encore à m'épouser?
PHAR
Si j'y pense!.. Plus que jamais!.. Car enfin, voyons, expliquez-moi vos rigueurs : Je suis encore jeune et vorl; je possède, au coin du boulevard et du t'aul>oui'g Montmartre, le plus bel hôtel, de Paris... un hôtel qui porte mou nom, et (jui