ACTE PREMIER
RO BERT
Comment donc, madame... ([uaiid une conscience est pure comme la mienne !
Vous avez sans doute des principes politiques?
ROBERT
Madame, en politique, je laisse faire... |)ersuadé que tout ce que je pourrais dire ou rien, serait la môme chose.
C'est bien équivoque, monsieur. Dois-je conclure que vous n'êtes pas satisfait de ce gouvernement-ci?
ROBERT
Oh! madame, qui est-ce qui est content du gouvernement qu'il a?
PLANTROSE, à part.
Faux comme un jeton!...
SÉRAPIIiWE.
Et sans doute, vos principes religieux sont d'accord ?
ROBERT
Absolument, madame! c'est aussi net!...
Et vous pratiquez?...
ROBERT
Tous les dimanches, madame, à l'heure de la grand'messc, vous pourriez me voir à la sortie de la Madeleine.
LE BARON
C'est tout ce qu'on peut attendre raisonnablement d'un jeune homme.
SERAPHINE, gracieusement.
Sans dûule! c'csL un tonnnenceinonll...
22 SÉRAPIIINE
ROBERT, bas, à PInntrôse.
J'ai mon entresol !...
PLANTROSE.
Pas encore!... plus fine que toi.
Ndaiimoins... tout cela, monsieur, est bien vague et mérite plus d'examen.
PLANTROSE, basa Robert.
Vois-tu!...
N'avez-vous pas quelque personne honorable, qui puisse se porter garante de votre moralité?
ROBERT
Si madame! (Bas à Piantrôse.) Mon oncle)
PLANTROSE, de même.
Jamais!... ils ont brouillés!
Il descend à l'avant-scène de gauche.
ROBERT, bas.
Diable! (Haut.) Si, madame... si. ..Je puis me recommander de... d'une voisine à vous, madame de Courteuil,
SÉRAPHINE, vivement.
Vous connaissez madame de Courteuil?
ROBERT
J'ai l'honneur d'être son cousin.
Oh! mais c'est très-bien!... Je ne voux pas d'autre répondant!
PLANTROSE, à part.
Tiens, qu'est-ee qu'il y a?
ROBERT, SG levant.
Alors, madame, je puis espérer?
Le baron se lève.