ACTE PREMIER
nimenl. (a Dominiqae.) Eh bien, mon ehapeau, toi?... Qu'est-ce que tu veux que j'en fasse, à présent?...
Dominique emporte le chapeau.
PLANTROSE.
Mon cher beau-père, permettez-moi de vous présenter mon ami Robert, qui aspire à devenir votre locataire...
LE BARON, saluant graciea&ement.
Monsieur 1... Mais c'est Taffaire de la baronne, ça!... (iitooste). Allons I je tousse,, tenez, à présent... avec leur satané... nom de nom, val...
PLANTROSE.
Aus^i, baron, c'est un vilain temps pour sortir le soir. A votre place, moi, je serais resté au coin du feu.
LE BARON, s'étranglant à tousser.
Crédié I Si on m'avait demandé mon avis I
Tous auriez passé là une bonne soirée, les pieds sur les cbenets... et le cigare aux dents !
LE BARON, baissant la Toiz.
Olivier I... Ce que je donnerais, mon ami, pour fumer une pipe!
PLANTROSE.
Eh bien, qui vou» empêche?...
LE BARON
Le carême !
PLANTROSE.
G'estgras, le tabac?
LE BARON
Là baronne prétend que j'y prends trop de joie. L'abstinence me mortifie!
PLANTROSE.
Et le café ? supprimé aussi ?
LE BARON
Vous ne le savez pas? Au Tiit, c'est vrai... on ne vous voit plus à dtner, vous !
Oh ! non, moi, par ce temps-cil
LE BARON
Vous avez bigrement raison I Ils m'ont fait manger ce soir de la morue!... Alors je ne digère plus, vous comprenez. Plus de café!... Plus de tabac!... Les pieds gelés!... Nom do nom ! Si ce n'était pas pour être agréable au ciel 1
PLANTROSE.
Et encore si on en était sûr que ça lui est agréable !
LE BARON
Mais c'est qu^on n*est pas sûr du tout 1 Voilà ce que je me dis tout le temps.
PLANTROSE.
Voilà!
LE BARON
Crédienne... Olivier ! Si je savais qu'on m'ait fait geler comme ça et manger de la morue pour rien I... Mille tonnerres !...