ACTE DEUXIÈME
PLANTROSE.
Mais Yvonne est un petit ange, et qui n'a rien à cacher, enlends-lu, (garnement?
ROBERT
Bien, mais...
PLANTROSB.
Que de bonnes actions 1
Ab l c'est une bonne action que ce commerce épisto» laire...
PLANTROSB.
Ouil
ROBERT, riant.
Abl
PLANTROSB.
Je comprends tout maintenant! et je veux bien te faire Fhonneur de te l'expliquer!...
ROBERT
M*expliquer les lettres I...
PLANTROSB.
Parbleu !... La baronne a chassé cruellement une pauvre femme de chambre, Madeleine, qui s'en étaii laissé conter... jusqu'à la layette!... cette malheureuse, dans sa détresse, a recours à Yvonne, et voilà tes lettres et ta nourrice expliqués. Ce n^est pas plus noir que cela !
ROBERT
Tu crois ?
PLANTROSB.
Je ne crois pas, sceptique endurci, je suis sûr I
ROBERT
Peut-être! Pourtant! C'est si vraisemblable, mon histoire.
Ah I tu trouves?...
ROBERT
J'en ai tant vu 1
60 SÊRAPHINB
PLÂNTBOSE*
Quoi?
ROBERT
Des femmes qui trompent !
PLANTRpSE.
Tes drôlesses I... tu appelles çà des femmes I mais voilà bien ton châtiment, mauvais sujet I c'est de ne plus reconnaître la vertu, quand tu la rencontres !
ROBERT, è part.
Oh! je saurai bien à quoi m'en tenir! Le doute est trop irritant !
PLANTROSB, regardant l'heure.
Médite sur ta propre corruption, et au revoir.
ROBERT
Tu t'en vas!...
PLANTROSE.
Pas encore, je vais parler à ma femme, si ma belle-mère le tolère...
ROBERT, imitant Séraphine.
Agathe !
PLANTROSE.
Toujours mon petit coup d'Ëtat que je prépare!
ROBERT
Bonne chance !
PLANTROSE.
Au revoir, écervelé.
Il sort par le fond.
ROBERT
Ah!... pardieu! je saurai ce qu'il en est ou j'y perdrai mon nom 1... (voyant Yvonne.) C'est elle !