ACTE TROISIÈME
Laissons ceia, qui n'a rien que d'heureux pour nou-s, el venoQS à ce qui m'intéresse bien autrement J
LE BARON
Ma commission ?
SÉRAPHINB.
Oui, la réponse?
LE BARON
Verbale!... M. de Montignac !... (poussant un petit cri de douleur.)
Aïe!
SÉRAPBINE.
Achevez donc, pour Dieu! M. de Montignac?...
LE BARON
Attendez ! Oh! quel élancement ! oh ! quelle douleur!
SËRAPHINE, doucement.
Tant mieux ! (Le baron, ahuri, la regarde et s'assied sur le pouf en se frottant la jambe. Elle poursuit.) C'est une éprcuve que Dicu
vous envoie pour votre bien !
LE BARON
Pour mon bien ! Crédié ! elle a des arguments !...
SÉBAPHINE.
Mon Dieu, laissons cela!... M. de Montignac?... Achevez!
LE BARON, se remettant.
Eh bien ! il est ici pour deux jours !
SÉRAPHINE, arec joie.
Pas plus?
LE BARON
Pas plus!... Il repart demain pour prendre lo commandement de l'escadre qui est à Cherbourg !
SÉRAPHINS, avec joie.
Ah I quel bonheur !
LE BARON
Plaît-il?
SÉRAPIIINE.
Et où va cette escadre?
LE PAROJT.
Ah ! je n'en sais rien I
Vous n'avez pas eu l'esprit de le demander?
LE BARON
Ma foi non ! Qu'est-ce que ça me fait î
Mais cela me fait à moi 1 II faut le savoir... Retournez tou'i de suite... courez... courez vitel...
LE BARON
A la marine?
Eh I sans doute t
LE BARON
Avec ma douleur?... et sans ma voiture ?.»•