ACTE QUATRIÈME U
UONTIGNAG.
Cela fa bien émue, n'est-ce pas t
YVONNE
Tu penses... partir pour le couvent 1 et se trouver!... Au îait, où sommes-nous ici?
MONTIGNAC
Je te l'ai ditl àAuteuill chez moi!...
YVONNE
Oui, c'est vrai 1... est-ce que nous allons y rester longtemps?
MONTIGNAC
Mais qu'en penses-tu toi-même?
Oh! je ne sais pas, je suis si troublée ce soir, avec tout ce qui m'arrive ! sais-tu que c'est très-effrayant ce que tu as fait là ?
MONTIGNAC
T'enlever?
YVONMB.
Oui!
MONTIGNAC
Tu aurais mieux aimé partir pour le couvent ?
TVONNB.
Oh I non I
MONTIGNAC
Eh bien! alors?
YVONNE
Mais enfin... Et mon père! et ma pauvre mère, dans quel état elle doit être! Mets-toi à sa place, c'est affreux cela, de me voir disparaître ainsi!... Est-ce que nous n'allons pas la prévenir ?
MONTIGNAU.
Que tu es ici?
Oui. ^ .
VONTIGNAG.
Mais si tu veux retourner au couvent, dis-le I
YVONNE
Oh! non!
MONTIGNAG.
Eh bien I alors ?
i YVONNE.
Mais je voudrais tout concilier. — Peut-être que sî tu lui écrivais maintenant : Yvonne est chez moi, venez la prendre, mais promettez-moi qu'elle n'ira pas là-bas. .
MONTIGNAG.
Elle t'y emmènerait tout de suite.
YVONNB.
C'est possible!
MONTIGNAG.
Pauvre mignonne, va, tu Taimes bien, ta mère 9
YVONI<rB.
Dame, oui !
MONTIGNAG.
Elle a été pourtant bien dure pour toîl
YVONNE
Que veux-tu, elle se trompe ; mais dans une si bonne intention !
Et cette erreur t*a rendue très-malheureuse : j'ai là des lettres de loi, où lu ne parles pas d'elle comme celai
YVONNE
► Tu as gardé mes lettres ?
MONTIGNÀa
Toutes.