‹ SéricicultureChapitre 39 sur 89 · r Granules polyédriques, 450 : 1 (Verson et Quajat · texte numérisé non relu

r Granules polyédriques, 450 : 1 (Verson et Quajat

taux sont de véritables spores qui, en se multipliant rapidement, occasionnent la mort. Suivant d'autres auteurs, la formation des cristaux ne serait qu'une conséquence de la maladie. Ce qu'il y a de certain, c'est que le mal sévit surtout sur les grosses races lentes à monter et lorsque surviennent des conditions défavorables à la respiration et à la transpiration des vers : chaleur humide, défaut d'aération, changement brusque de pression, temps orageux au moment de la montée.

La qualité de la feuille exerce certainement une influence sur le développement de la maladie. Le D*" Pasqualis pense même que c'est là l'unique cause du mal.

Il nous a été donné d'observer un cas d'éducation décimée par la grasserie, produite sans nul doute par le changement de qualité de la feuille. Cette éducation avait eu une marche très régulière jusqu'au moment de la montée et avait été nourrie avec de la feuille de

Fig. 27. — Granule polyédrique fortement grossi (Verson et Quajat).

mûriers non taillés depuis trois ou quatre ans. La montée commençait et tout faisait augurer une réussite parfaite, quand, la feuille venant à manquer, l'éducateur dut recourir à des mûriers taillés de l'année. Tous les vers qui absorbèrent cette feuille périrent de grasserie. Rien autre que la qualité de la feuille ne pouvait expliquer cet accident.

Les mêmes causes semblent favoriser le développement de la grasserie et de la flacherie. Les races sensibles à la flacherie le sont également à la grasserie. Suivant les cas, c'est l'une ou l'autre de ces maladies qui se déclarent, quelquefois toutes les deux.

Le ver atteint de grasserie peut arriver à filer son cocon et à se transformer en chrysalide. Celle-ci périt et rend le cocon fondu. On trouve dans le liquide produit par la décomposition de la chrysalide des quantités de cristaux polyédriques.

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