‹ Sermon du P. Bourdaloue sur le jubilé [microforme]Chapitre 1 sur 43 · Sermon du P. Bourdaloue sur le jubilé [microforme] · texte numérisé non relu

Sermon du P. Bourdaloue sur le jubilé [microforme]

Nous vous crhortons & ne pas recevoir en vain la grace de Dieu. Car Dieu nous dit lui-même dans L’Ecriture : Je vous ai exaucé au temps favorable, ct Je vous ai aidé au jour du salut. Ur voici maintenant ce temps favorade voici ces jours de salut. Dans la seconde Epiître aux Corinthiens, chap. ©.

| C ainsi que lApôtre Saint-Paul par Lait

aux premiers Chrétiens de la grace générale de leur conversion ; et je me sers aujourdhui de ces paroles, pour vous exhorter votsmêmes, mes Frères, à recevoir efficacement et utilement la grace particulière que PEglise vous présente, en vous accordant la plus authentique de toutes les indulgences, qui est celle du Jubilé. Car je puis bien vous dire, comme le Docteur des nations le disait aux Corinthiens, que voici maintenant le temps fav orable ; que voici les jours du salut, où le Père des miséric ordes se dispose à répandre sur nous les bénédictions les plus abondantes. C’est pour cela qu'il ordonne à ses ministres de vous annoncer ce Jubilé, et de vous l’annoncer à tous, puisque tous, Justes et Re y peuvent et y doivent par-

ticiper. C’est pour cela que l'Eglise redouble ses A

4 NERMON POUR L'OUVERTURE DU JUBILI”,

pricres, et qu'elle vient d'offrir solennellement le sacrifice de PAgneau. Fleureux si nous connauissons le don de Dieu ; et plus heureux encore, si pour nos propres intérêts et pour la Sanctification rte nos âmes, nousen savons fire usage que Dieu prétend. L’Apôtre, aprés voir représenté à ceux de Corinthe, la sainteté du temps où ils vivaient, et où la lumière de PEvanogile commençait à les éclairer, concluait pur cette importinte lecon : Avons donc son de nous comporter comme de dignes disciples Jésus-Christ, et de nous rendre recommandables en toutes choses, par les jeûnes, par les voiles, parles travaux : Ærlabeamus nosmetipsos sicut Dei ministros, in laboribus, in jejunits, in gius, Voilà, mes chers Auditeurs, ce que Je vous dis moi-méme : prenons bien garde à ConNsacrer ce saint temps as nous entfrons, ce temps dindulgence et de grace, par les exercices de notre pénitence, . la ferveur de nos oraisons, par toutes les pratiques de la Religion et dune piété vraiment chrétienne. C’est à quoi Je veux vous porter dans ce discours, qui sera moins une prédication, qu’une instruction stmple, mais solide. Or pour vous proposer abord tout mon dessein, 11 y a dans le Jubilé surtout trois choses dignes d’être considérées, etJ'entr eprends de vous expliquer: premièrement, ce que c’est que la grace du Jubilé ; secondement, ce qui est nécessaire pour avoir part à la crace du Jubilé ; et en troisième lieu, ce que doit opérer dans nous la grace du Jubilé. C’est nne indulæence, et je vais vous montrer en quoi consiste cette Indulgence, et quel en est les-

pr

fai dis se

pr nO D):

me pe po

ILE

lement JUS COIN UX en pour la ns faire , aprés sainteté icre de oncluait 1C SOI lisciples imandapar les melipsos unis, dl ce que rarde à ‘ons, Ce es exer- * de nos Religion Pest à rs, qui ruction Foposer Jubilé dérées, ement, econdert à la ce que

C’est

prit ; ce sera la première partie : ce qu’il faut faire pour gagner cette indulgence, et quelles dispositions nous y devons apporter ; ce sera la seconde partie : enfin quels effets salutaires doit produire en nous cette indulgence, et quels fruits nous en devons retirer ; ce sera la conclusion. Daigne le ciel seconder le zèle qui manime, et puissiez-vous bien apprendre à ne pas perdre un avantage si précieux ! Adressons-nous pour cela à Marie, et disons-lui: Ave.

Page 1