V. CONSIDERATION
Le fidèle doit recevoir l’indulgence avec une saën-
le confiance qu’elle sert à la décharge des petnes de l’autre vie.
Je parlerai au Seigneur mon Dieu, quoiqueje ne sois que poudre et cendre, et sans sonder son secret, j'oserailuidemander : Seigneur, qui avez parlé dans les saints Conciles, dans celui de Nicée, dans celui de'Trente, comme dans toutesles autresassemblées de votre Eglise catholique, c’est en votre nom et par votre autorité que le premier a nommé l’Indulgence une humanité, une douceur: j'ai aussi entendu la doctrine du saint Concile de ‘Frente, Concile des derniers temps ; mais vous présidez par votre esprit saint aux derniers comme aux premiers M de votre Eglise catholique, dans laquelle et avec laquelle vous avez promis d’être toujours. La doctrine de ce Concile est que PIndulgence est très-utile ct tris-salutaire : mais, 6 Seigneur, quelle serait
Ps bé
SNL EE
PA vd és,
em PT) bi
r les gra.
sans reve pas à > réserve e son Esser plus doit laismeurant croyant è se peut ne grace
une saindes pei-
ueje ne * son se- \vez par-
Nicée, sles auc’est en premier ne douu saint temps ; int aux e votre aquelle octrine ès-utile > serait
cette utilité, quelle serait cette humanité et cette douceur, si en exemptant les fidèles des rigueurs de la justice de l'Eglise, ce n’était que pour les soumettre à de plus grandes rigueurs dans la vie future? (Aug. in Ps. 37.) O mon Dieu, j'ai appris de vos Saints, que tous les supplices de cette vie ne sont rien en comparaison de ceux que vous préparez dans le Purgatoire aux ames qui ne sont pas encore assez épurées pour entrer dans ce royaume éternel, où rien de souillé ne trouve place. Mais d’ailleurs il est
véritable par la sainte et inviolable doctrine de votre Eglise catholique, qu’en subissant les travaux de la pénitence, avec toutes les dispositions que vous demandez, on est ramené comme par un secor d baptème à la pureté de sa premiére régénération, Si l’on peut par ces salutaires rigueurs parvenir à un si heureux et si parfait
renouvellement, ce serait mal récompenser la ferveur des pénitens, que de leur épargner les peines qui les auraient si parfaitement régénérés, sans leur laisser l’espérance de venir par leurs regrets, et en profitant de lindulgence, à un semblable état. Ainsi, on ne peut douter raisonnablement que lPindulgence ne serve à nous décharger des peines de Pautre vie et du Purgatoire. Que sert de nous objecter que les pénitences qu’on exige dans les Indulgences et les Jubilés, sont trop légères pour faire une raisonnable compensation des peines de Pautre vie ; puisque tant de graves auteurs, dont on a vu quelques-uns élevés à la chaire de Saint Pierre, ont enseigné que les œuvres pénitentielles qu’on donne comme pour matière nécessaire à lindul-
gence, quoique petites en elles-mêmes, sont tellement rehaussées par laccroissement de terveur que l’indulgence inspire aux saints pénitens, qu’associées au prix infini du sang de Jésus-Christ et aux mérites des Saints, par la grace de l’Indulgence, elles peuvent être relevées jusqu’à produire une parfaite purification.
Dans quel degré il faut que soit cette ferveur pour produire un si grand efle', nous n’avons pas besoin de le savoir ; il suffit à l’homme, sans vouloir être plus savant ni plus sage qu’il ne faut, d’allumer autant qu’il peut dans son cœur, cette sainte ardeur, et d’abandonner le reste à la divine miséricorde, qui sait la mesure qu’elle a donnée à ses bienfaits. Saint Jean dit que la parfaite charité bannit la crainte. (Jo. 4. 18.) Cela est certain, puisqu'il est pro. noncé par un apôtre. Mais si l’on voulait raisonner sur le degré où la charité atteint à cette perfection, on se Jeterait dans une curiositc non-seulement inutile, mais encore dangereuse. Qui sait aussi à quel degré doit être un acte d’amour pour unir l’ame si parfaitement avec
Jésus-Christ, qu’il soit capable de la transporter
au ciel sans passer par le Purgatoire ? Il y a pourtant un degré où cela est; mais il n’est pas nécessaire qu’il nous soit connu. Il y a aussi dans l’exécution des œuvres pénales auxquelles on attache l’Indulgence, un degré de ferveur qui absorberait toutes les peines de la vie future. C'est ce degré de ferveur que ces mêmes docteurs ne permettent pas de déterminer; et quoi qu’il en soit, il est certain qu’on a toujours besoin d’Idulgence ; qu’elle a toujours son uti-
, Sont nt de nts péng de par la e relecation.
erveur avons omme, e qu’il ns son iner le la me-
Saint ‘rainte.
st prolait raià cette iriosité ereuse.
n acte t avec
sporter
Il ya est pas a aussi quelles ferveur
uture.
es docer $ - et Dujours on uti-
POUR LE TEMPS DW JUBILFE’.
lité ; qu’en elle-même elle est toujours efficace, et qu’on ne peut attribuer le manquement ou la diminution de son effet, qu’à sa propre indisposition, et à sa propre langueur.
Quiconque voudra donner un effet encore pius grand à l’Indulgence, il le pourra, pourvu qu’il n’en fasse pas une occasion de relâchement, mais qu’il soit toujours attentif, selon le précepte de l’Evangile, à aimer d’autant plus, qu’il croira qu’on lui accorde un grand pardon.
Ra D mor a
PRIERES, AFFECTIONS ET RESOLUTIONS
On demande à Dieu son amour, avec protestation d'observer ses Commandemens.
ON Sauveur, pontife éternel selon l’ordre de Melchisedech, toujours vivant dans le ciel afin d’interctder pour nous : je viens à l’indulgence de votre Eglise qui est la vôtre, en toute humilité et simplicité, sans disputer sur vos dons, et avec une ferme foi que cette Indulgence m'est très-utile et très-n(cessaire, et en même temps qu’elle est très-puissante et très-efficace : j’y viens avec le dessein d’accrofitre en moi votre amour. Il sera toujours véritable qu’en remettant davantage, vous voulez qu'on vous aime davantage. C'est le Canon fondamental de la pénitence ; c'est la règle que vous avez prononcée de votre sainte et divine bouche dans votre Evangile. Vous en avez tiré la confession de la bouche froide et dédaigneuse d’un Pharisien, plus lépreux encore dans l'ame que dans le corps ; ce superbe ne voulait pas laisser approcher de vous les pécheurs humi-
Z O = « = hi « > EL La O <« Z