‹ Sermon national et dernier sermon remarquable de feu M. Hyacinthe Hudon, vicaire-général du diocèse de Montréal, chanoine-doyen du chapître de la Cathédrale de Montréal et président de la Société de tempérance de la même ville [microforme]Chapitre 1 sur 2 · PUBLIÉ PAR G. N. GOSSELIN · texte numérisé non relu

PUBLIÉ PAR G. N. GOSSELIN

dr TT (4) NOTICE BIOGRAPHIQUE.

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M. Hyacinrue Hupox, Vicaire-Général de ce Diocèse et Chanoïne-Doyen du Chapitre de la Cathédrale, n’est plus; il est décédé, le 12 Août, à onze heures et trois quarts, P. M., après treize jours d’une fièvre typhoïde que tous les efforts des médecins n’ont pu surmonter. M. Hudon était né à la Rivière-Ouelle, Dio- : cèse de Québec. Il avait fait, avec un succès des plus brillans, son cours d’études classiques et théologiques au Séminaire de cette dernière ville et avait été ordonné Prêtre à Nicolet le 9 Mars, 1817. Presqu'immédiatement après avoir reçu les ordres sacrés, M. Hudon fut chargé de l’importante desserte du Faubourg St. Roch, où il dirigeait aussi quelques ecclésiastiques et avait sous ses soins les écoles que feu Mgr. J, O. Plessis avait fondées dans ce quartier. Après quelques années de ministère dans la ville, M. Hudon fut envoyé dans les missions du Golfe où ilse montra irfatigable, et qu’il quitta en 1826 pour prendre la cure de Ste. Mag deleine de Rigaud. Six ans plus tard, en 1832, il fut transféré de cette cure à celle de Boucherville, et enfin appelé à l’Evèché de «Montréal, paur y.être un des premiers nerñbres at Éhapigre de ; Cathédrale. érigé le 21 Janvier, 1841:° Dänhs” foutes*ces différentes situations, M. Hudon s’est distingué par ses talens comme par sa régularité et l’ardeur de son zèle, dont il vient d’être la victime, aussi bien que de son extrême charité pour les malheureux émigrés qui meurent par centaines aux portes de la ville. La perte de ce digne prêtre est une grande perte: c’en est une pour le Sanctuaire dont il était un pieux ministre, pour le chapitre de la Cathédrale qui pleure en lui un membre très actif, pour la ville dont il était un des pasteurs les plus distingués, enfin pour le Diocèse tout entier qu’il pouvait encore servir bien long-tems. La Société de Tempérance déplore dans sa mort celle de son Président et la communauté du Bon-Pasteur celle de son Supérieur local et d’un de ses plus zélés bienfaiteurs. La société toute entière vient de perdre un de ses ornemens; elle vient de perdre un bon, un excellent citoyen.

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