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Sermon prononcé

/ES paroles sont empruntées à la para- Y bole évangélique où Jésus démontre l'infaillible efficacité de la prière persévérante jusqu'à l'importunité. VA, pourtant, celui à qui je vous propose de les adresser aujourd'hui n'a pas l'habitude de faire la sourde oreille aux prières des fidèles. Depuis huit siècles bientôt, il n'a cessé de prodiguer, à tout venant, les miracles de son intercession, à tous ceux qui veulent seulement se donner la peine de l'invoquer. Une

(1) Les Dames Religieuses de l'Hôtel-Dieii de Québec, pour accoiiii)lir une promesse sacrée, et en reconnaissance d'une faveur insigne obtenue par l'intercession de saint Antoine, ont offert à l'église future de lAdoration

parole, un geste, un soupir, un désir secret du cœur suffit pour attirer son attention, pour provoquer ses largesses. On dirait même parfois qu'il devance les souhaits de ses clients. Les saints du ciel, comme ceux de la terre, ont de ces prévenances et de ces délicatesses envers les âmes nécessiteuses et confiantes. Souvent aussi il exauce au-delà de l'idéal espéré.

C'est en reconnaissance d'une pareille faveur que cette belle statue de saint A.ntoine de Padoue vient aujourd'hui, sanctifiée par la bénédiction de l'Eglise, élire domicile au milieu de vous. Bien des raisons l'attirent ici, l'aimable Saint, et l'y attachent. D'abord, il s'y trouve en famille, puisqu'il vient édifier, encourager et diriger des filles du Patriarche Séraphique, dont il est lui-même le plus glorieux fils. Il vient habiter cette modeste chapelle, portique d'un futur sanctuaire plus vaste et plus artistique qui sera érigé sous son vocable. Enfin, il vient.

Perpétuelle, du Très Saint Sarrenient, une niagnifuiue statue de l'illustre Thaumaturge. Monseigneur le Grand Vicaire Marois en a fait la liénédiction solennelle le jour même de la fête de saint Antoine, au milieu d'un grand concours de fidèles. A cette occasion, M. l'abbé Lindsay a i>rononcé le sermon que nous avons le jilaisir de puV)lier, et dont nos lecteurs sauront apprécier toute la beauté.

La statue a été installée dans la chapelle [uovisoire des Sieurs Franciscaines Missionnaires de Marie, en attendant qu'elle prenne sa place définitive dans la future église qui doit être dédiée à saint Antoine.

touchant gage de reconnaissance envers le ciel et de fraternelle sympathie, resserrer des liens d'amitié entre une de nos vieilles Communautés hospitalières et la dernièrenée de nos familles religieuses. De part et d'autre ce sont des pauvres volontaires pour l'amour du Christ qui se donnent le baiser de paix, et scellent le contrat de leur mutuel attachement sous le regard d'un commun Protecteur. Au fait, l'installation de la statue du Saint dans cette chapelle, clôt admirablement l'échange entre lesdeux Communautés. L'Hôtel-Dieu du Précieux Sang a' donné l'hospitalité aux Franciscaines Missionnaires de Marie, lors de leur premier séjour à Québec : et aujourd'hui, les Mères hospitalières viennent réclamer en retour,, pour leur vénéré Saint, un abri sous l'humble toit desfilles de saint François. L'Hôtel-Dieu, fidèle à ses traditions, donne ainsi une nouvelle preuve éclatante de son antique dévotion envers le Séraphique Antoine. Emulesde la générosité de leurs Pères, " les Chanoines de saint Augustin de Coïmbre qui, au XHIe siècle, cédaient à François d'Assise le trésor de leur Ordre, saint Antoine de Padoue, les chanoinesses de saint Augustin de Québec adressent aux dignes filles de saint François d'Assise^ sur la fin du XIXe siècle, la glorieuse effigie de l'illustre Thaumaturge qu'elles sont heureuses de pouvoir] aussi nommer leur frère en Notre Seigneur. "

Bientôt, continue la lettre de la Mère Supérieure de l'Hôtel-Dieu, à qui j'emprunte ces gracieuses paroles, elles partageront avec leurs Sœurs bien-aimées l'honneur séculaire dont elles ont joui jusqu'ici, de posséder le seul autel public dédié à saint Antoine de Padoue dans la ville de Québec, depuis l'incendie de l'église des Récollets ■vers la fin du siècle dernier. "

" On sait que le retable de cet autel, ainsi que le magnifique tableau qui le surmonte, figure depuis lors à la chapelle de l'Hôtel-Dieu. On )• a toujours depuis fêté solennellement le jour glorieux de sa naissance au ciel. "

■ Le réveil de la dévotion à saint Antoine n'a pas -étonné ni pris au dépourvu notre peuple catholique de 'Québec. Car il était habitué dès l'origine à tous les cultes les plus chers au cœur de l'Eglise ; terre prévilégiée, vraie pépinière où avaient germé, avec le sang des martyrs, les semences de foi et de piété, qu'aujourd'hui les successeurs de Pierre font ressusciter pour ranimer la foi languissante des peuples chrétiens. En effet, les premiers missionnaires de la Nouvelle France n'avaient-ils pas préludé au Patronage de Saint Joseph, naguère proclamé par Pie' IX, d'illustre et sainte mémoire, en choisissant le Patriarche de Nazareth pour premier Patron du Canada ? Le Vénérable François de Laval, suivant en

cela l'initiative des missionnaires Jésuites, dédiait sa Cathédrale à l'Immaculée Conception, deux siècles avant la proclamation de ce dogme consolant. Le Père Chaumonot érigeait à Québec la confrérie de la Sainte Famille, que N. S. P. le Pape Léon XIII glorieusement régnant vient d'étendre à toutes les familles de l'univers •catholique. Marie de l'Incarnation adressait au Sacré- Cœur de Jésus des invocations brûlantes d'amour, cinquante années avant que Notre Seigneur eût daigné apparaître à la Bienheureuse Marguerite-Marie. Et voici que, aujourd'hui, on constate que la dévotion envers le grand Thaumaturge de Padoue est florissante depuis longtemps dans notre bonne ville ! Evidemment il n'y a rien de nouxeau sous le soleil de la foi, comme sous le soleil de la nature, et notre ville privilégiée a eu, dès l'origine, une large part de ses rayons bienfaisants.

Mais il est temps de revenir à notre texte, et de profiter de la nouvelle présence de saint Antoine au milieu de nous pour lui demander des faveurs de choix. Aux jours de fête, dans le moyen-âge, le menu peuple s'acheminait sur le passage des cavalcades de seigneurs en liesse, et criait à qui mieux mieux : " Largesse ! largesse ! " Et les seigneurs de vider leurs escarcelles et de rendre le peuple joyeux. Et nous, mes Frères, que demanderons-nous au plus pauvre des saints, à qui cependant le Divin Maître

semble avoir livré la clef de ses trésors ? Ainice, lui d\rox\s-v\o\is, cojuinoda niihi tns panes. "Ami, prête-moi trois pains, j'en ai besoin pour mes enfants, mes amis et moi-même. " Et le bon saint Antoine entendra notre prière, et il nous donnera les trois pains qui nous font vivre de la vie d'ici-bas, naturelle et surnaturelle, et de la vie éternelle là-haut. Ouedis-je? en grande partie, notre prière est déjà exaucée, et ce qu'il a fait pour nous déjà, est une sûre garantie de la réalisation future de tous nos désirs. Les trois pains que nous voulons, vous l'avez deviné, mes Frères : c'est le pain quotidien, la parole de vérité, et la sainte Eucharistie. Or, j'ose le dire, c'est ici que nous les trouverons de préférence, dans ce sanctuaire dédié à notre glorieux ami saint Antoine, dans ce nouveau Bethléem, cette "maison du pain," que les héritières du Séraphique François, instituteur des crèches de Noël, et de saint Antoine, ami de l'Enfant Jésus, veulent dresser sur ce plateau historique des Buttes à Neveu à la gloire du Très Saint Sacrement et du Thaumaturge de Padoue.

J'allais dire que nous demanderons d'abord le pain des pauvres. Mais ils le sont également, ces trois pains, l'apanage des pauvres, des " pauvres d'esprit. " Et c'est surtout vrai du pain eucharistique dont l'Eglise nous dit que le pauvre surtout y participe.

" O ns mirabilis !

yianducat Dominum pauper ! ' Mais on sait que le " pain des pauvres " est une œuvrechère au cœur du Thaumaturge. C'est même là la formeofficielle, si l'on peut ainsi parler, qu'a revêtue le rajeunissement de son culte. Economiste inspiré, puisqu'il est au^ ciel, saint Antoine a touché du doigt la grande plaie du siècle pour la cicatriser et la guérir. Paupérisme et socialisme, lutte entre le capital et le travail, haine réciproque du riche pour le pauvre et du pauvre pour le riche,, contraste souvent révoltant entre le luxe et l'indigence,, entre le bien-être et la misère, voilà les gouffres béantSoù la société moderne menace de s'engloutir. Or, saint Antoine veut servir d'intermédiaire entre des frères s£ cruellement séparés. Aux riches et aux pauvres il prêche des paroles de paix et de réconciliation. Au pauvre il dit : " Ne pleure pas ; après tant d'épreuves, le ciel, qui vaut mieux que tous ces palais superbes et ces équipages dorés,. car le bonheur y est éternel et sans mélange. N'envie pas le sort de ton frère, et pour comprendre qu'il penseà toi, accepte ce pain généreux qu'il t'envoie ! Mangele avec reconnaissance, et prie pour ton frère afin qu^I obtienne miséricorde devant le juste juge au tribunal de qui vous paraîtrez un jour tous les deux. " — Au riche il dit : " Ces biens, rappelle-toi que tu n'en es que le-

■dispensateur. Sois fidèle à ton rôle. Soulage tes frères •déshérités par la fortune. Ce sont les membres souffrants de Jésus-Christ. Ne les opprime pas, mais fais-leur une large part de ton superflu. Et si, pour stimuler ta générosité, il te faut un échange, eh bien ! donne-moi du pain et je te donnerai des miracles ! Et les pains de pleuvoir, ■et les miracles aussi. Les statistiques de ce commerce et •de cette comptabilité toute surnaturelle sont étonnantes. Cette dévotion du " pain des pauvres " est née d'hier dans l'arrière-boutique d'une boulangerie de Toulon, et déjà elle s'est répandue comme une traînée de poudre, dans l'Ancien et le Nouveau Monde. Et Dieu sait que de ■larmes elle a séchées, que de plaies elle a cicatrisées, que de cœurs serrés elle a dilatés et réconfortés !

Ce pain des pauvres, ô grand Saint, nous vous le • demandons pour les membres souffrants de Jésus-Christ. J^ous vous le demandons pour ces bonnes Sœurs professes et nof^ices de ce couvent, vraies filles de cette royale pauvreté qui, dans la pensée de saint François, fut épousée par le Christ mourant, alors que, nu, dépouillé de tout, il fut le plus pauvre des hommes. Nous vous le demandons aussi pour nous. Nous nous rappellerons, en mangeant notre pain quotidien, que selon la justice, nous '•devrions être indigents, et dans notre humble reconnaissance envers " Notre Père qui est aux cieux, " nous par-

tagerons avec nos frères malheureux le pain de sa bonté.

Mais " l'homme ne vit pas seulement de pain, a dit notre bon Maître, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. " — " Ce pain, c'est la parole de vérité, pain spirituel qui doit faire vivre l'homme d'une vie surnaturelle, divine. Oublions donc le pain grossier de l'exil pour le pain superstibstantiel de la vérité, la nourriture •céleste de la parole divine. L'homme est intelligence, et l'intelligence ne connaît d'autre nourriture que la vérité. Pain de la vérité, pain merveilleux I En même temps qu'il rassasie l'intelligence et le cœur, il allume en nous une faim ardente. Plus on goûte les biens spirituels, dit saint Thomas, olus on les désire avec ardeur, et plus l'âme a faim et soif de ces biens, plus Dieu les lui dispense. C'est là cette faim et cette soif de la justice, que l'on est bienheureux de ressentir, parce que l'on en est pleinement rassasié, (i) "

Et qui mieux que saint Antoine saurait nous le rompre, ce pain béni de la vérité, lui dont la langue sacrée, organe d'une éloquence vraiment inspirée d'en haut, demeure toujours incorruptible depuis plus de sept siècles 'dans son merveilleux reliquaire de Padoue ; lui dont la voix, pour confondre la d«reté des chrétiens coupables de Ravenne, faisait comprendre aux poissons de l'Adria-

(1) Doublet. — Jénui-Chrinl.

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tique, sortis des profondeurs de la mer pour l'écouter, les merveilles que la Sagesse divine leur avait données au jour de leur création ? " O langue bienheureuse, chanterons-nous avec le séraphique Bonaventure, langue qui avez toujours béni le Seigneur et qui l'avez fait bénir aux autres, on voit maintenant quel était votre mérite devant Dieu ! "

C'est la faim de ce pain de vérité, mes Frères, qui vous attire, chaque dimanche soir, au pied de cet autel, dans ce modeste sanctuaire trop restreint pour contenir la foule qui s'y presse avide d'entendre la parole de Dieu. Mais attendez ! saint Antoine n'a pas le bras raccourci. La Fable prêtait à l'antique Orphée un talent merveilleux: aux sons de sa lyre, disait le poëte, les pierres sortaient toutes taillées et polies des carrières, et venant se superposer par enchantement, construisaient des édifices et des villes. Mais la voix de saint Antoine est autrement entraînante. Elle vibre, et ses accents vont toucher le cœur de tous ses clients, de tous ses miraculés ; et voilà que chacun apporte sa pierre à l'érection du temple nouveau.

Aux siècles de foi, au moyen-âge, tous les fidèles contribuaient à l'envi à la construction de ces merveilles gothiques qui font aujourd'hui le désespoir en même temps que l'admiration des architectes. Les rois y tra-

"vaillaient de leurs mains et de leurs bourses, les reines -et les châtelaines apportaient dans leurs tabliers le sable destiné à la préparation du ciment, les corporations •ouvrières perpétuaient le souvenir de leur générosité dans une verrière ou une rosace historiée et radieuse comme une fenêtre du ciel.

Ce spectacle va se renouveler bientôt, mes Frères, dans des proportions moindres, sans doute, mais de manière toutefois à faire éclater votre esprit de foi et de générosité. Saint Antoine de Padoue aura bientôt, espérons-le, dans ce beau quartier de la ville, un sanctuaire plus digne de lui. C'est là que nous pourrons venir, avec plus de facilité et de confiance, lui demander son patronage. Docile à nos supplications, il nous donnera pour les •pauvres le pain de froment, pour nous, le pain de la parole et surtout (c'est là la troisième espèce de pain que nous devons lui emprunter) le pain eucharistique.

Son sanctuaire sera vraiment la demeure du Dieu de l'Eucharistie, le " tabernacle du Dieu avec nous. " Car non-seulement Jésus-Hostie }• résidera nuit et jour dans le silence sacré du tabernacle, pour écouter et exaucer toutes nos prières, mais, nuit et jour, le Très Saint Sacrement sera exposé sur un trône de gloire et d'amour. Nuit et jour des cierges d'une blancheur immaculée se consumeront •en sacrifice devant lui ; les fleurs les plus variées et les

plus suaves exhaleront devant lui leur parfum commeun encens d'agréable odeur, nuit et jour des âmes virginales et dévouées feront la veille à ses pieds, et regarderont comme les heures les plus délicieuses de leur vie, celles qu'elles auront dépensées en présence de leur céleste Epoux.

Mais ce Jésus qui s'offrira jour et nuit à nos adorations, se fera aussi notre nourriture, x\o\xç. pain quotidien, même si nous le désirons. E*: ce pain eucharistique sera pour nous surtout \q pain des forts. C'est 1h vertu de force surtout qui nous manque en ce siècle de faiblesse et de sensualité. Nous ne recevrons pas seulement la grâce, mais Celui qui en est la source, Celui qui a dit de lui-même: " Je suis venu pour que les hommes aient la vie avec plus d'abondance. Celui qui mange ma chair, aura la vie en lui." Mais la force, mes Frères, c'est la vie dans sa plénitude.

L'Eucharistie est le pain des forts. Admirons la sollicitude de l'Eglise notre Mère. Quand l'adolescent quitte le berceau de son enfance spirituelle pour affronter les séductions du monde, l'Eglise l'appelle au banquet divin pour fortifier cette âme qui lui est si chère. Elle voudrait le nourrir du pain des forts et l'abreuver du vin qui fait germer les vierges. Souvent, hélas ! infidèle à sa voix, il oublie le Dieu de sa première communion et de sa vie d'écolier. Vous viendrez alors, mères chrétiennes, assaillir

de vos supplications le divin Prisonnier, pour qu'il ramène à la Table Sainte ce fils que vous aimez tant.

Aux premiers siècles de l'Eglise, on se fortifiait par la sainte communion, la veille du martyre, et puis, le visage serein, on allait se faire broyer sous la dent des bêtes, pour devenir à son tour, selon la parole de saint Ignace d'Antioche, " le froment du Christ. "

Oui, l'Eucharistie est le pain des forts. Dans le grand et suprême combat si justement appelé agonie, où se décide l'éternité, on l'apporte au chrétien mourant. C'est le viatique destiné à le soutenir durant le redoutable voyage. Que saint Antoine de Padoue nous obtienne la grâce d'être nourris de ce pain au sortir de la vie ! Comment pourrait-il nous refuser une demande aussi légitime, lui qui est venu plusieurs fois en personneconsoler des mourants ?

Un gentilhomme espagnol aimait à recevoir des religieux de saint François. Il les traitait toujours avec respect et charité. Quand il fut près de mourir, on lui annonce la visite de deux Frères Mineurs. " Faites-les entrer, dit le malade. Oh ! combien je suis heureux ! leur dit-il. J'ai toujours désiré mourir entre les bras des religieux de votre Ordre. C'est Dieu qui vous envoie. Vous, resterez avec moi jusqu'au dernier soupir. — Bien \olontiers, répondit le plus vieux des religieux, aux mains

•let aux pieds duquel on pouvait remarquer les sacrés stigmates ; nous sommes venus ici pour cela. Je suis saint François, et mon compagnon que voici est saint Antoine. Nous avons quitté le ciel pour vous assister et vous conduire avec nous dans la gloire. "

Puisse le grand saint Antoine nous obtenir ici bas le triple aliment du corps, de l'intelligence et de la vie surnaturelle. Ce sont là les emprunts que nous voulons faire à cet ami du ciel. Puisse-t-il surtout nous faire comprendre mieux et goûter avec plus de fruit le pain par excellence, le Corps de Notre Seigneur Jésus-Christ,

•jqui "conserve nos âmes pour la vie éternelle !

Amen.

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