‹ Sermons choisis de Bossuet (volume 2)Chapitre 52 sur 139 · SDR LES DEVOIRS DES ROIS · texte numérisé non relu

SDR LES DEVOIRS DES ROIS

vertam: egoante te ibo, et gloriosos terrx hunUliabo : portas œreas conter am, et vectes ferreos conJHngam ".

Quand le temps fatal est venu qu'il a marqué dès Féter- Bîté à la durée des empires, ou il les renverse par la force : « Je frapperai, dit-il, tout le royaume d'Israël, je l'arracherai « jusques à la racine, je le jetterai où il me plaira, comme « un roseau que les vents emportent : » Percutiet Dominus JDeus Israël, sicut moveri solet arundo in aqua : et evellet

Israël et ventilabit eos transflumen * : ou « il mêle dans

« les conseils un esprit de vertige, qui fait errer l'Egypte in- « certaine comme un homme enivré : » Miscuit in medio efusspiritum vertiginis : et errare fecerunt jEgyptum.., sicut errât ebrius et vomens^ : en sorte qu'elle s'égare, tantôt en des conseils extrêmes qui désespèrent , tantôt en des conseils lâches qui détruisent toute la force delà majesté. Et même lorsque les conseils sont modérés et vigoureux. Dieu les réduit en fumée par une conduite cachée et supérieure; parce qu'il est « profond en pensées 4, terrible en ses con- « seils par-dessus les enfants des hommes ^; » parce que « ses «conseils étant éternels, » consiUum Domim in xternum manet^, et embrassant dans leur ordre toute l'universalité des causes, « ils dissipent avec une facilité toute-puissante les « conseils toujours incertains des nations et des princes : » Dominus dissipât consilia gentium , reprobat autem cogiiationes populorum, et reprobat consiUa principumi.

C'est pourquoi un roi sage, un roi capitaine, victorieux, intrépide, expérimenté, confesse à Dieu humblement que c'est lui « qui soumet ses peuples sous sa puissance : » Quisubditpopulum meum suh me ^. U regarde cette oaultitude infime comme un abîme immense, d'où s'élèvent quelquefois des flots qui étonnent les pilotes les phis hardis ; mais comme il sait que c'est le Seigneur qui domine à la puissance de la mer, et qui adoucit ses vagues irritées; voyant son état si calme , qu'il n'y a pas le moindre soufQe qui en trouble la tranquillité :

' l8. XLV, 1,2. — ' III. Reg. mv, 15. — 3 l8. XIX , 14. — * PS. XCI , 6.

— 5 Ibid. L\v, 8. — ^ Ibld. XXXII, ii. — * Ibid. la — • Ibld. cxliii, 3,

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