Joton. VIII, ftpiàt. I.XXX
invincibles envers toute autre puissance, et toujours humbles devant le saint-siége, ils savent en quoi consiste îa véritable hauteur. Ces princes, également religieux et magnanimes, n'ont pas moins méprisé que détesté les extrémités auxquelles on ne se laisse emporter que par désespoir et par faiblesse.
L'Église de France est zélée pour ses libertés * : elle a raison, puisque le grand concile d'Éphèse nous apprend" que ces libertés particulières des Églises sont un des fruits de la rédemption, par laquelle Jésus-Christ nous a affranchis ; et il est certain qu'en matière de religion et de conscience, des libertés modérées entretiennent l'ordre de l'Église et y affermissent la paix. Mais nos pères nous ont appris à soutenir ces libertés sans manquer au respect ; et, loin d'en vouloir manquer, nous croyons au contraire que le respect inviolable que nous conservons pour le saintsiége nous sauvera des blessures qu'on voudrait nous faire sous un nom qui nous est si cher et si vénérable.
Sainte Église romaine, mère des Églises et mère de tous les fidèles. Église choisie de Dieu pour unir ses enfants dans la môme foi et dans la même charité, nous tiendrons toujours à ton unité par le fond de nos entrailles! « Si je t'oublie. Église romaine, puissé-je m'oublier moi-même 1 que ma langue se sèche et demeure immobile dans ma bouche, si tu n'es pas toujours la première dans mon souvenir, si je ne te mets pas au commencement de tous mes cantiques de réjouissance : Adhosreai lingua mea faucihm mets, si non meminero tui, si non proposuei'o Jérusalem in principio lœtitiœ meœ^! »
Mais vous, qui nous écoutez, puisque vous nous voyez marcher sur le pas de nos ancêtres, que reste-t-U» fhré-
i. Concil. Bitor,, cap. de Eletî 2. Concil. Ephes., act. tî'-