s. Pet. Gbrysol., Mirm. Lxxxyi
t. De Bofi. e<mt. Donat., lib. 111, a** 22, U.
autres pour leur pénitence : c'est un commencement de conversion que de prier pour l'Église.
Priez donc tous ensemble, encore une fois, que ce qui doit finir finisse bientôt. Tremblez h l'ombre môme de la division : songez au malheur des peuples qui, ayant rompu l'unité, se rompent en tant de morceaux, et qui ne voient plus dans leur religion que la confusion de l'enfer et Thorteur de la mort. Ah! prenons garde que ce mal ne gagne. Déjà nous ne voyons que trop parmi nous de ces esprits libertins qui, sans savoir ni la religion, ni ses fondements, ni son origine, ni sa suite, « blasphèment ce qu'ils ignorent et se corrompent dans ce qu'ils savent : nuées sans eau, » poursuit l'apôtre saint Jude*, docteurs sans doctrine, qui pour toute autorité ont leur hardiesse, et pour toute science leurs décisions précipitées ; « arbres deux fois morts et déracinés : » morts premièrement parce qu'ils ont perdu la charité, mais doublement morts parce qu'ils ont perdu la foi ; et entièrement déracinés, puisque, déchus de l'une et de l'autre, ils ne tiennent à l'Église par aucune fibre ; « astres errants » qui se glorifient dans leurs routes nouvelles et écartées, sans songer qu'il leur faudra bientôt disparaître. Opposons à ces esprits légers, et à ce charme trompeur de la nouveauté , la pierre sur laquelle nous sommes fondés, et l'autorité de nos traditions où tous les siècles passés sont renfermés, et l'antiquité qui nous réunit à l'origine des choses. Marchons dans les sentiers de nos pères ; mais marchons dans les anciennes mœurs comme nous voulons marcher dans l'ancienne foi.
Allez, chrétiens, dans cette voie d'un pas ferme : allons à ia tôte de tout le troupeau, Messeigneurs, plus humbles et plus soumis que tout le reste, zélés défenseurs des canons, autant de ceux qui ordonnent la régularité de nos mœurs que de ceux qui ont maiiitenu l'autorité sainte