‹ Sermons, discours et mandementsChapitre 7 sur 74 · ADIEUX A LA. CLOTURE · texte numérisé non relu

ADIEUX A LA. CLOTURE

rions bientôt par ceux de l'amour divin, et que nous trouverions parmi vous autant de chrétiens que de braves. Adieu, nos frères, nos amis; adieu! « Et toi, reine des cités de nos provinces, ville de Bordeaux, déjà fière d'avoir été naguère l'arche sainte où se réfugia la colombe mystérieuse qui ne trouvait point ailleurs où reposer ses pieds, glorifietoi d'être le vaisseau sacré qui porte non pas seulement le& confesseurs de la royauté, mais les amis et les confesseurs de la religion. Avec quel attendrissement nos regards te contempleraient longtemps du haut de cette chaire, s'il nous était donné d'élargir la barrière de cette enceinte! Nos âmes sont déchirées par l'idée d'une si prochaine séparation, notre langue se refuse à prononcer cet adieu qui doit être le dernier. Adieu, cher Bordeaux! Qu'ils vivent, tes habitants, toujours heureux, toujours couronnés d'honneur et de gloire I Qu'une providence maternelle veille sur leur commerce, sur les fruits de leurs terres, sur leurs vaisseaux qui sillonnent les mersl Qu'elle conserve pour la France, pour eux, et cette jeune princesse qui porte dans ses flancs le fils des Bourbons, et ces princes avec lesquels ils sont à la vie et à la mort, et cette fille des rois qui s'enorgueillit moins des nombreuses générations de césars dont elle descend que du titre de leur héroïne, et ce bon IloL... »

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