POUR UNE ASSEMBLÉE DE CHARITÉ
noble et sainte réunion où les vertus le disputent aux grandeurs, et où plutôt les grandeurs , sont effacées par les vertus. Combien nous nous félicitons d'être aujourd'hui , dans cette enceinte vénérable , Torgane de la religion et de la patrie, pour réveiller le zèle et l'intérêt des âmes généreuses en faveur de ces enfans favoris du Calvaire , d'autant plus digues d'être appelés missionnaires de France , qu'ils sont doublement destinés à prêcber jusque sur les toits la foi catholique et la foi monarchique! Pourrions-nous passer sous silence les émioens services que rendent à la religion et à l'humanité ces apôtres privilégiés des pauvres et des malr heureux , auxquels ils distribuent avec tant d'ar-deur le pain de l'instruction , qui ne leur est pas moins nécessaire que le p^in d« la vie? Qui pourra donc assez bénir ces moissonneurs spirituels , non moins intrépides que désintéressés , qui portent le poids du jour et de la chaleur , et arrivent toujours ^ la première heurp dès qu'il y a quel-^ que bien à faire et quelque ame à sauver? Qui pourra nous raconter les conversions qu'ils opèrent, les réconciliations qu'ils obtiennent, les réparations et les restitutions qui sont louvrage de leur zèle? Gomment les suivre dans leurs courses arrosées de leurs sueurs, à travers tant de landes desséchées sur lesquelles ils font tomber la rosée céleste , dans les campagne abandonnées dont ils remplacent les payeurs , dans des terrçs sans eau où régnent la stérilité , le silence et la mort , et
on il$ vont porter h résurrectioa et la vie ? Fm^-U