PO€K UNE ASSEMBLÉE DE CHARITÉ
DÎeases que font aux missionnaires leurs implaca-» Mes détracteurs , et nous n'y reviendrons pas ; mais, dussions-nous être taxés de manquer à la gravité de notre ministère , nous croyons devoir relever ici la qualité de chevaliers errans de la religion, dont vient de les gratifier un des plus fougueux orateurs de V opposition.
Hélas ! il a dit plus vrai qu il ne pensoit : ils sont sans doute des chevaliers errans ; errans dans les déserts qu'ils ont à cultiver au milieu de tant de dangers et de précipices ^ errans dans ces campagnes abandonnées où ils ne trouvent ni la maison de Dieu , ni la maison du prêtre , et où ils ne rencontrent que des brebis dispersées sans guides et sans pasteurs 3 errans comme les premiers dis^ ciples , allant de ville en ville , de bourgade en bourgade (matth. x , i i , etc.)^ et comme Jésus- Christ lui-même , le premier missionnaire , qui les enwjoit deux à deux devant lui (lcc. x , i.)î et comme lui , ils passent en faisant du bien (act. X, 38.).
Mais pourquoi réfuter des sophismes auxquels ceux qui les mettent en avant ne croient pas euxmêmes, et comment répondre sérieusement à des aveugles volontaires qui ne blasphèment tant contre les missions que parce qu'ils y voient une œuvre Tutile à la religion, et favorable à Tordre public P Ah! laissons-les combattre leurs fantômes; il est une réponse plus propre à les confondre | c'est celle jde nos aumônes et de nos bonnes œuvres, c'est celle
(i'iin zèle ardeot à propager^ a ^puteair ces préciçus
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établisse mens et ces heureuses pépinières où doivent se recruter nos phalanges apostoliques, et où nos jeunes Gédéons viendront former leurs mains aux combats du Seigneur. Quelles aumônes peuvent être mieux appliquées , que celles qui sont faites à ces hommes vénérables que des ennemis pervers appellent intéressés, et qui souvent manquent du nécessaire 3 qu'ils appellent ambitieux , et qui sou^ yent, comme leur divin maître, n'ont pas où reposer leur tête? Quels pauvres plus sacrés et plussecourables, que ceux qui par état sont les consolateurs des pauvres? fut-il jamais des aumônes plus mérir toires, plus faites pour rapporter au centuple , pour obtenir le rachat de nos fautes , et pour intéresser le cœur du Père des miséricordes?
Gardez-vous donc plus que jamais , mes Frères, de prêter l'oreille aux détracteurs de ces nouveaux renforts d^ouvriers évangéliques pour lesquels nous sollicitons aujourd'hui les généreux efforts de votre piété. Et vous surtout, bons et honnêtes habitans des campagnes , qui êtes , plus que tous les autres , privés du secours des pasteurs ordinaires et du pain journalier de la sainte parole , apprenez à connoître leurs détracteurs, et à vous méfier de leurs perfides insinuations. Ah! s'ils vous aimoient véritablement , et qu'ils fussent réellement sensibles à vos irrémé-diables misères , ils seroient les premiers à accueillir vos bienfaiteurs , vos consolateurs et vos pères : mais que leur importe que vous soyez malheureux , pourvu qu'ils triomphent ? que leur importe que la France périsse , pouryu qu'ijs régnent, et que leiar