‹ SermonsChapitre 41 sur 88 · LA PAQUB DES CHRÉTIENS · texte numérisé non relu

LA PAQUB DES CHRÉTIENS

ces saints exercices , sur JÉSUS crucifié pour eux , et (( navré pour leurs forfaits » , ils apprenaient dans cette contemplation à « tout souffrir avec patience », à se « réjouir dans TespéranceD (1), à n'être « entre eux qu'un cœur et qu'une ame» (2); et chaque jour, « assidus dans, le temple en un même esprit, et rompant le pain de maison en maison, ils prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur » (3)*. — Et si notre Eglise, dans les jours qui sui**

(I) Rom. XII, lî.(2)Act.IV, Sl.(3)|Act.lI,46.

* £#t qn'on n'imagine pas qae la frçqaence de ce saini exercice evk diminuât pour enx l'efficace oa la solennité. — Non , sans doute l — L'émotion qui n'est due qu'à la rareté d'une cérémonie est une émotion . des nerfs et non pas de l'âme, c'est une émotion qui commence tout au plus à la porte du temple , et qui ne saurait jamais en repasser le seuil. Il est bien yrai ,.sans donte, que plus on approche des grandeurs de la terre , plus aussi l'on revient des folles illusions qui fascinaient nos yeux à leur premier aspect, pinson reconnaît que toute leur pompe • ne relève que de la cendre , et que toute leur majesté n'est qu^une grandeur de théâtre. — Mais il n'en est pas ainsi des choses de Dieu : — Plus on s'en occupe, et plus on en sent le prix ; — plus on les a cher- «bées, et plus on désire les rechercher encore; — plus on s'approcha de Dieu , et plus aussi ce Dieu^ fidèle à ses promesses , se rapproche de nous , et plus sa majesté nous pénètre et nous saisit. — Voyez les créatures qu'il a placées le plus près du trône de sa gloire , voyez les Anges de lumière paraître en sa présence : «t Ils voilent leur face, nous est-il dit , ils cachent leurs pieds de leurs ailes , et dans leurs célestes chœurs , ils s'écrient : Saint , saint est I'Ëtiebnbl des armées ! » — « Nous prenons la Gène tocs les joors», disait , an troisième siècle ,le saint évéqueCyprien , « nous prenons la Gène tousles jours, comme » un aliment qui nourrit nos âmes pour la vie éternelle. » Basile-le- Grand écrivait en l'an 370 , qu'on communiait dans son Eglise quatre fois la semaine ; — et l'historien Socrate, en 440 , raconte qu'en sontemps on célébrait la Gène dans toutes les assemblées publiques , et qu'en particulier on n'y manquait jamais les samedis et les dimanches. (G. iu^^^i Relig, du anc, Chrét, , L. IL) -« Les constitutions, dftr

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