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Dans un autre cas (obs. 74, tabl. IT) l’agglutination débuta à + 5 puis arriva successivement à + 10 et + 15. A cette époque la malade bien rétablie quitta le service pour retourner à la campagne, et son pouvoir agglutinant n’a pu être recherché à nouveau. Nous avons pu la retrouver cinq ans après son départ; elle est actuellement très bien guérie, mariée et mère de famille et s'occupe aux travaux des champs. Les autres malades de cette catégorie ont quitté l'hôpital guéris ou très améliorés quant à leur pleurésie. Nous n'avons pu obtenir aucun renseignement sur leur sort, nous permettant de conclure au point de vue du pronostic à longue échéance.
d) Agglutination à + 5. — Nous rangeons ici 34 cas de pleurésie. 24 d’entre eux sont ou guéris ou très améliorés. Au point de vue de la durée de leur guérison nous avons pu en revoir 7 dont 1 après cinq ans (obs. 96, tabl. Il). (Ce dernier a repris son travail; son poids dépasse actuellement 100 kilogs.); 2 après quatre ans (obs. 83 et 95, tabl. IT); 1 après trois ans (obs. 97, tabl. IT); 2 après deux ans (obs. 88 et 90, tabl. IT) et 1 après un an.
Chez le malade de l’obs. 83 il est remarquable de voir combien le pouvoir agglutinant du sang et du liquide de la plèvre est monté de façon continue à mesure que la guérison approchait. L’agglutination d'abord nulle au début avec le liquide pleural monta ensuite à + 5, + 5; puis + 5, + 10. Avec le sang l'agelutination fut toujours supérieure à celle du liquide pleural: elle atteignit + 5 et + 10.
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Pour le malade de l’obs. 88, il s'agissait d’une pleurésie à éosinophiles ; l’inoculation au cobaye n'avait pas donné de résultats positifs; mais le malade avait des antécédents tuberculeux et plus tard la nature bacillaire de son affection fut nettement établie. Actuellement il se porte très bien.
Le malade de l’obs. 102 (tabl. IT) était au moment de sa sortie dans un état plutôt stationnaire, mais avec une tendance très nette à l’amélioration.
Parmi nos 34 cas, 10 ont été suivi de mort. Dans l’obs. 104 (tabl. IT) il s'agissait d’une pleurésie purulente; le taux du pouvoir agglutinant n’a Jamais dépassé + 5 avec le liquide pleural et +5 f. avec le sang.
Dans l’obs. 105 (tabl. IT) il y eut résorption de l’'épanchement pleural. Mais alors se déclarèrent des phénomènes de phtisie galopante et la malade succomba. Laséro-réaction était alors positive à + 5 avec le liquide pleural et nulle à zéro avec le sang. Dans l’obs. (107 tabl. IT) la mort vint à la suite de méningite tuberculeuse; dans l’obs. 111 (tabl. IT) il s’agissait d’une pleurésie hémorragique compliquée de myocardite ; dans l'observation 113, d’une pleurésie double avec péricardite suivie de mort au bout de quinze mois par granulie et méningite. Dans l'observation 112 au cours d’une pleurésie, après la grossesse, il se développa des signes de phtisie galopante.
Dans tous ces cas le pronostic clinique se dessinait rapidement. Nous devons faire remarquer qu'ici une agglutination à +5 n’a pas de signification et doit céder le pas à la clinique au point de vue pronostique.
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B. AGGLUTINATIONS NÉGATIVES
Sur nos 115 malades, 48 ont eù une agglutination nulle ou trop faible pour que l’on pût lui donner une valeur pratique. Suivant l’évolution de leurs lésions nous les avons répartis en différentes catégories.
a) Guéris. — 3 seulement ont vu leur pleurésie guérie sans les empêcher de reprendre leur travail. L'un d'eux (obs. 3, tabl. I), atteint de pleurésie à éosinophiles, est en parfaite santé deux ans après. La guérison des deux autres (obs. 1 et 2, tabl. I) persiste un an et un an et demi après leur sortie d'hôpital.
b) Améliorés. — Nous avons classé dans cette catégorie tous ceux qui ont présenté un mieux sensible dans leur état, sans toutefois qu'il fut possible d'affirmer la guérison.
Quelques-uns ont repris leur travail de façon continue ; les autres ont du l’abandonner à plusieurs reprises.
Ces cas sont au nombre de 10. Parmi eux nous avons noté un cas de pleurésie à éosinophiies (obs. I) suivie de guérison qui se maintient deux ans après la sortie de l'hôpital. Une autre pleurésie à éosinophiles (obs. 12, tabl. I) a évolué vers la guérison; mais des signes de tuberculisation discrète des sommets sont apparus. Dans l’obs. 5 (tabl. I), le malade agglutine à + 10 avec le sang six mois après sa sortie. Cependant nous avons remarqué une persistance des signes de
EPA tuberculose pulmonaire,qu'un traitement approprié et
surtout une hygiène meilleure pourraient bien modifier.
c) Stationnaires ou aggravés. — Huit de nos malades sont restés dans un état stationnaire, allant tantôt mieux, tantôt plus mal, et présentant tout l'aspect de ces tuberculeux pulmonaires amaigris, affaiblis, minés par la fièvre et trainant au gré des saisons leur lamentable existence jusqu'à ce que la mort soit venue les en délivrer, de ces malades dont le public résume à la fois le diagnostic et le pronostic dans ce seul mot de « poitrinaires ».
L'un d'eux (obs. 13, tabl. [) après guérison relative de sa pleurésie manifesta pendant une année des signes de tuberculose progressive apyrétique. Son agolutination fut toujours nulle avec le sang et la plèvre. Un autre (obs. 19, tabl. I), après son premier séjour à l’hôpital, rentra dans le service de M. le professeur Jules Courmont où il fut soigné pour une pleurésie purulente qui s’amenda et le laissa dans un état analogue à celui qu'il avait à l’entrée.
d) Morts. — 27 autres tuberculeux pleurétiques dont l’agglutination fut négative succombèrent à leur affection. Quatre d’entre eux sont morts après leur sortie, à une époque plus où moins éloignée : l’un cinq ans après (obs. 21, tabl. [), un autre deux ans (obs. 23, tabl. T), un troisième un an (ob. 22, tabl. I), le quatrième, enfin, six mois seulement après avoir quitté l'hôpital (obs. 24, tabl. I). Tousles quatre ont présenté
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jusqu’à leur mort des signes manifestes de tuberculose . aucun d'eux n'a succombé par le fait d’une affection intercurrente.
23 sont morts à l'hôpital même, ou immédiatement après leur sortie. L'un d’eux (obs. 31, tabl. I) eut constamment une agglutination négative avec le sang, le liquide pleural et le liquide péricardique (il avait également une péricardite tuberculeuse). Chez une autre, l’agglutination atteignit au début + 5 avec le liquide et + 10 avec le sang, puis baïissa rapidement pour arriver au deuxième mois à — 3 avec le liquide et + 3,+5 avec le sang. Il s'agissait dans ce cas particulier (obs. 37, tabl. T) d’une malade en état de grossesse avancée qui fut prise, quinze jours avant son aocouchement, d’une pleurésie de nature bacillaire. L'épanchement atteignit son maximum au moment de ses couches et la malade, trop affaiblie) ne put s’en relever. Dans le cas de l’obs. 39 (tabl. T), l’agglutination se maintint à 0, aux 7°, 8° et 9° mois de lamaladie. Le malade fut emporté par la granulie.
En résumé, si nous considérons l’ensemble des faits observés, nous voyons que sur 115 cas de pleurotuberculose, 65 ont guéris ou se sont améliorés, 8 sont restés stationnaires ou se sont aggravés et 42 sont morts.
Parmi les 65 guéris, 52 ont présenté une séroréaction positive, 28 fois supérieure à + 5 et 24 fois égale à + 5. 13 seulement ont donné des résultats négatifs et parmi eux se trouvaient 3 cas de pleurésie à éosinophiles.
Parmi les 42 morts, 15 ont agglutiné dont 10 à
QT + 5,1à 10,3 à + 15et 1 à + 20; les 27 autres ont eu une agglutination nulle.
Enfin les 8 cas restés stationnaires, ou aggravés dans la suite, ont tous été négatiis.
Il semble donc que le pouvoir agglutinant du liquide pleural s'élève à mesure que le malade guérit. Nous constatons, en somme, ici, ce que MM. Arloing et Paul Courmont ont déjà signalé dans différents mémoires (1). « La présence bien plus fréquente et l'intensité plus marquée de la séro-réäction tuberculeuse dans les cas bénins et curables que dans les cas graves et à marche rapide, où elle est souvent absente où peu accusée. »
Si nous rapportons à 100 les chiffres que nous avons obtenu nous arrivons aux résultats qui suivent :
CAS TOC rom 67 soit 58 0/o CAS DÉSAISN ARR PEN RRIRrARS 48 — 420) LOTS ES PRRE 115
Au point de vue de l’évolution des divers cas nous aVORS :
GUÉTIS Re TA ER En 99 soit 47 0/0
A'IMÉTIOTÉS. ee En RER 10 — 90
Stationnaires ou aggravés........ 8 — 7°)