À. ÉPANCHEMENTS TUBERCULEUX
1° Epanchements produits par des cultures très peu virulentes.
a) Deux cobayes ont reçu sous la peau une inoculation de bacilles tuberculeux très atténués. Il en est résulté des épanchements de la plèvre et du péritoine. La séro-réaction a donné :
Premier cobaye.
Avec le liquide pleural agglutination forte à +20. Avec le sang LES RER PART +20.
re Deuxième cobaye.
Avec le liquide péritonéal agglutination forte à + 20. AE TESTÉ ARR ER RE +10.
Chez ce second cobaye le pouvoir agglutinant du sang était plus faible que celui du liquide de l’épan-
chement, ce qui, le plus souvent, est l'inverse chez l’homme.
b) Mais les expériences les plus concluantes ont porté sur des chiens. Chez ceux-ci, en effet, l’inoculation d’une culture dans la plèvre détermine facilement une pleurésie hémorragique ou séro-fibrineuse.
Nous empruntons au mémoire de MM. Arloing et P. Courmont la description de ces travaux (1).
« L'inoculation a été faite constamment dans la « plèvre; elle a presque toujours produit un épan- « chement séro-fibrineux et des fausses membranes « tuberculeuses renfermant de nombreux bacilles de « Koch. Le plus souvent ces pleurésies ont évolué « vers la guérison spontanée, ce qui nous a permis « d'observer longtemps ces animaux.
« Le pouvoir aghlutinant provoqué par ce genre « d'infection a presque toujours été très élevé. « Voici l’histoire des deux animaux qui ont survécu le plus longtemps :
Chien I. — Inoculé le 10 juin 1898. Au bout de un mois
(4) S. ArLoixG et P. CourmonrT: « Des causes qui modifient le développement du pouvoir agglutinant dans le sang des sujets rendus expérimentalement tuberculeux. » Journ. de Physiol. et de pathol. générale, n° 1, 1900.
on pe
et de trois mois le pouvoir agglutinant dépasse 1 p. 30 (il n’est pas recherché au-delà de ce chiffre) ; au bout de quatre mois il est de 1 p. 600 ; au bout de six mois il est de 1 p. 150. L'autopsie pratiquée un mois après ne montre comme résultat éloigné de l’inoculation qu'une petite adhérence pleurale; pas de tubercules des organes.
« Chien Il. — Inoculé le 16 juin 1898. Au bout d’un mois le pouvoir agglutinant dépasse 1 p.30; au bout de six mois il est de 1 p. 200 ; à sept mois 1 p. 20; à douze mois 1 p. 20.
« L’autopsie faite au bout de treize mois (l'animal bien portant est sacrifié) ne révèle aucune lésion séreuse, ni viscérale.
« L'histoire de ces deux chiens, surtout du premier, montre combien un pouvoir agglutinant élevé peut persister longtemps (7 p. 600 au bout de quatre mois), même à un moment où l'on ne pouvait constater aucun symptôme morbide chez l’animal, et où les lésions étaient certainement guéries, du moins très minimes.
« Chien III.—Inoculé le 31 décembre 1898. Pouv. agglut. normal du sang : 1 p. 15. Au bout de quinze jours, fièvre modérée, épanchement hémorragique de la plèvre, sans symptômes extérieurs alarmants. Le pouvoir agelutinant du sang et du liquide pleuralest de1 p.300 Quinze jours après le chien meurt d’une pneumonie surajoutée ; à l’autopsie : pneumonie, pleurésie hémorragique avec fausses membranes où il est facile de déceler de nombreux bacilles de Koch.
« Chien IV.— Inoculé le 18 novembre 1899. Pouv. agglut. normal 1 p.5. Dix jours après l’inoculation le pouv.agglut. du sang est à 1 p. 200. L'animal a une fièvre modérée, de la diarrhée et un peu de paresie du train postérieur; vingt jours après l’inoculation, état un peu amélioré,