‹ Sérothérapie intensive dans les cas de Diphtérie graveChapitre 21 sur 21 · EURE · texte numérisé non relu

EURE

tions, c'est inoculation par inoculation pour ainsi dire qu'on peut suivre l'efficacité du traitement à ce point : de vue,

Même dans les cas de décès, on a pu noter cette amélioration des phénomènes généraux, de sorte qu'on est en droit d'attribuer l'insuccès non à l'intoxication diphtérique qui a été utilement combattue; mais à la prédominance des phénomènes d'association. Ces cas ne sauraient donc infirmer la valeur de la sérothérapie, laquelle ne peut avoir de prise que sur l'élément diphtérique de la symbiose, ce qui découle de sa spécificité même.

C’est cette spécificité qui nous permet de conclure en faveur du traitement intensif dans tous les cas où le sujet présentera des phénomènes d'intoxication grave.

Mais la répétition de la dose n’est pas le seul élément de la sérothérapie intensive. Dans tel cas où la maladie s’est prolongée malgré un traitement actif, n'aurait-on pu espérer abréger sa durée par une augmentation plus considérable de la dose initiale ?

Nous savons en effet qu'il n'est pas indifférent pour l'organisme de rester pendant longtemps sous l’action d'un poison aussi actif que l'est la toxine dipthérique, et bien que le sérum antitoxique n’agisse pas en neutralisant exactement le poison fabriqué par le Lcœffler,

tie

on peut espérer éviter, par une dose initiale forte, l'imprégnation du système nerveux.

Or, dans aucun cas où l’on est intervenu intensivement, on n'a eu à déplorer les accidents paralytiques tardifs si fréquents dans les formes graves.

Nous y trouvons une preuve de plus de la sûreté d'action du traitement intensif, qu'on n'aura aucune peine à admettre si l'on met en FÉES de ses résultats

son innocuité absolue.

Vu : Le Doyen, Vu : le Président,

BROUARDEL. HUTINEEL:

Vu et permis d'imprimer :

Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris.

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