LE VŒU DE MOURIR
Oh, se trop approcher de la chose éternelle !
Gomme un oiseau frileux qui referme son aile Et grelotte dans l'ombre où sifflent des vents froids, Mon être se replie en de blêmes effrois Et je tremble d'angoisse au bord de ma victoire. Soleil éblouissant, qu'elle est triste, ta gloire !
Est-ce que rhomme,éprisd'un amour qu'on lui rend, A le cœur trop étroit pour un bonheur trop grand ? Et d'où vient que notre âme, aux jours d'extase, apporte Dans le nid des espoirs ce désir d'être morte?