‹ SeulChapitre 74 sur 145 · MAGICIEN>'E · texte numérisé non relu

MAGICIEN>'E

Le blême hiver râlait sans fin : elle est venue, Gomme une nymphe antique au seuil du bois profond, Et voilà que, d'un coup, les nuages s'en vont Au sieste blanc de sa inain nue.

Silence harmonieux des nuits ! La nuit s'endort, Versant sa fraîcheur blonde entre les bourgeons roses, Et le bonheur qui sort du printemps et des choses Monte vers les étoiles d'or.

l'adokatiox. 109

Elle, immobile et froide, au bord de sa fenêtre, Enlre la terre émue et le ciel réjoui, Écoute mollement, du fond de son ennui, Le nid bouger et l'herbe naître.

Elle a semé l'amour de son geste vainqueur, Mais l'hiver qui passait est resté dans son âme ; Et la nymphe par qui tout un monde se pâme N'a rien su faire pour son cœur !

ilO SEUL.

ROMANCE

Un cœur a battu dans mon torse, Mais je te l'ai donné pour rien :

Tous ses vœux et toute sa force Sont à toi, qui ne donnes rien Du tien.

Je ne m'aime plus et je t'aime ; Et n'existant plus que par toi Je ne sais plus vivre en moi-même En sorte que je n'ai ni toi Xi moi.

l'adoration. m

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